Validé le 08/03/2003, il fait partie des tout premiers projets de ce genre finalisé dans la wilaya et concernait une communauté d’un peu plus de 300 âmes, nichée à plus de 1000 m d’altitude et qui, peu à peu mais inexorablement, perdait sa substance humaine. Il n’y avait rien ou presque dans ce village : pas de café, ni de foyer pour la jeunesse, ni même un magasin digne de ce nom. L’aire de jeux, déjà trop éloignée, était ravinée par les eaux de ruissellement et quasi inutilisée. Le PPDR, initié par les services agricoles et forestiers, se proposait dans une vision généreuse mais certainement volontariste, la stabilisation de la population par la création d’emplois dans l’agriculture, l’artisanat, ainsi que l’amélioration des conditions d’existence par des actions sur l’habitat, la rénovation des sources d’eau, et l’ouverture d’une piste agricole qui devait permettre l’accès mécanisé à des terres enclavées et de ce fait, réduites à la sous-utilisation. Après trois ans de mise en œuvre le résultat est plutôt mitigé. Si les opérations de plantation ont pu être conduites à terme, l’affectation des 40 ruches pleines n’a pu se faire, les postulants refusant de s’inscrire dans le cadre du FNRDA où cette action a été prévue en raison des frais induits par la confection des dossiers. Mais il semble que, sur ce point, la solution a été trouvée de confier le montage au service réceptacle sans frais pour les bénéficiaires. Sur les 31 dossiers d’aménagement-extension de logements, seuls 9 d’entre eux ont pu être réalisés pour le moment, les autres risquant même de ne jamais être satisfaits puisque aux dernières nouvelles, le volet extension – aménagement est tout simplement supprimé. Les bénéficiaires d’aide à de nouvelles constructions, au nombre de 15, attendent toujours, occupés à fournir toutes les pièces nécessaires exigées par les services en charge du logement. Dans l’attente des métiers à tisser, les 22 machines à coudre distribuées à travers les foyers ne semblent pas avoir donné d’impulsion significative à la production artisanale. Et, dernière ombre au tableau, la piste agricole a été bloquée par des opposants irréductibles qui, paradoxalement, ont pu bénéficier sur les autres registres du programme. Ce PPDR, prévu initialement sur 12 mois, ne semble pas voir de sitôt son accomplissement intégral, au grand dam de la population déçue de voir s’effriter les promesses du départ.
M. Amarouche
