Par DDK | 14 Juillet 2018 | 1554 lecture(s)

Grande animation à travers l’ex-Michelet

Circoncisions et mariages !

L’été s’annonce «chaud» avec le début des fêtes et l’arrivée des vacanciers, depuis quelques jours, dans la région d’Aïn El Hammam où un nombre important d’émigrés revient périodiquement au pays. L’on note le ballet de va-et-vient ininterrompu de véhicules immatriculés à l’étranger ou dans d’autres wilayas du pays. En ville, on ne manque pas de remarquer que la population locale tout comme le nombre de voitures, d’ailleurs, a augmenté subitement. On se bouscule déjà au marché bihebdomadaire pour les grands repas de fête. Des quatre coins de la commune commencent à fuser des youyous qu’on n’a pas entendus depuis la fin de l’été dernier. On aperçoit de loin les maisons des villages environnants où se déroulent les cérémonies de mariage ou autres célébrations. Habituellement dans la pénombre, des quartiers à l’écart des agglomérations sont subitement illuminés par une multitude de lampes, dès la tombée de la nuit. La musique et les discours dits avec force décibels se font entendre de très loin. «Comme l’été, les cérémonies de mariage sont en retard. D’habitude, on commence dès le mois de juin. Mais cette année, les gens semblent temporiser», disent les villageois. Certains préfèrent se marier au début de l’été pour être plus à l’aise durant toutes les vacances. «J’ai tout le loisir d’assister aux fêtes des autres au lieu de passer mon congé à attendre mon tour», explique un nouveau marié. On observe de timides mouvements de cortèges vers l’hôpital ou chez les médecins privés où les familles ont programmé de circoncire leur enfant. On évite les circoncisions à domicile déconseillées par mesure d’hygiène. Ce qui a pour conséquence l’afflux vers l’hôpital. Les cahiers de rendez-vous du bloc opératoire ne désemplissent pas bien que de nombreux enfants aient accompli ce rituel durant le mois de Ramadhan passé. Nuits longues avec «tbel» et surtout les disc-jockeys qui ne se "tairont" qu’à l’aube. Si les fêtards y trouvent leur compte, des citoyens avides de repos ne voient pas du même œil «ce bruit» qu’on pourrait assimiler à un tapage nocturne. «Nous pensons aux travailleurs qui doivent se lever tôt ou encore aux personnes âgées, aux malades et aux bébés qui ne trouveront le sommeil qu’à des heures indues de la nuit», avance-t-on.
A. O. T.

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