Par DDK | 16 Juillet 2018 | 1158 lecture(s)

Béjaïa

Trois cités croulent sous les ordures

Des habitants des cités périphériques de la ville de Béjaïa, Tala-Ouriane, Tala-Merkha et Taghezouit, se plaignent depuis quelques jours de l’amoncellement des ordures dans leurs cités. Ces citoyens disent pourtant déposer leurs déchets ménagers à l’heure et à l’endroit indiqués par les autorités locales, «mais les camions de collecte d’ordures ne passent pas». Ce qui engendre, notamment en cette période de grandes chaleurs, une situation déplorable : odeurs nauséabondes, des nuées de mouches et de moustiques et une prolifération de rats et autres chats qui éventrent les sacs d’ordures. «Un véritable danger sanitaire menace les familles, sans parler de notre quotidien qui est empoisonné», se plaignent les résidents desdites cités. Renseignement pris, les contrats des entreprises privées chargées de l’enlèvement des ordures ménagères dans ces cités sont arrivés à expiration et n’ont pas encore été renouvelés. Et au lieu de continuer leur travail jusqu’au renouvellement de leurs contrats, elles ont préféré cesser leurs activités, sans doute pour mettre la pression sur l’APC et l’obliger d’une part à régler les factures en instance et à renouveler au plus vite les contrats. Rachid Mansouri, vice-président d’APC, chargé de l’hygiène, déplore beaucoup le fait que ces entreprises n’aient pas continué leur travail encore «quelques jours, le temps que les nouveaux ODS (ordre de service) soient signés». D’après l’élu, ce ne serait qu’une affaire de trois ou quatre jours au plus et les choses devraient rentrer dans l’ordre. Et d’aucuns déplorent le fait que la ville de Béjaïa, qui fut sacrée il y a quelques années championne d’Algérie en matière d’hygiène et de propreté, se retrouve face à une véritable crise d’hygiène public. Le projet de l’EPIC (entreprise publique industrielle et commerciale), qui a fait couler beaucoup d’encore et sur lequel les responsables du secteur ont tablé leur stratégie pour redonner à la ville son lustre d’antan, semble avoir été renvoyé aux calendes grecques. Pourtant, les responsables locaux y ont beaucoup cru et beaucoup investi. D’abord une enveloppe de 70 milliards de centimes pour démarrer, puis l’acquisition des camions et des engins pour le nettoiement et l’embellissement de la ville. Mais au dernier moment, tous les espoirs se sont envolés, la réglementation en vigueur n’autorisant finalement pas une APC à financer une entreprise de wilaya. Et en attendant une solution au problème des ordures, l’APC travaille avec des entreprises privées de nettoiement avec des contrats renouvelables.

B Mouhoub

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