Par DDK | 26 Juillet 2018 | 1338 lecture(s)

Boumerdès

L’eau de la colère !

Une pénurie d’eau potable touche les communes de Corso et Tidjelabine, dans la wilaya de Boumerdès. Dans la première localité précitée, les habitants des cités Aoudia et Ben Omar, à proximité de la RN5, ont exprimé leur colère en fermant le siège de l’APC pour réclamer l’eau potable, qui, diront-ils, n’a pas coulé de leurs robinets depuis plus de vingt jours. «C’est le calvaire total», dénonce-t-on. Un habitant dira que même les citernes alimentant les foyers en cas de crise d’eau sont indisponibles dans la région, la plupart d’entres elles étant destinées à irriguer les champs agricoles limitrophes. Notre interlocuteur fera savoir que les responsables locaux ont pris la décision de raccorder les deux localités à la conduite d’alimentation en eau potable de Berrahmoune, dont les travaux sont en cours. Il arguera que la fermeture du siège de l’APC «est l’ultime recours et le meilleur moyen pour faire valoir les droits des populations qui ont tenté de trouver des solutions, notamment par le dialogue, mais en vain». Les manifestants se sont, par ailleurs, insurgés contre «l’absence du P/APC», estimant que les autres élus «ne sont pas en mesure de prendre une décision finale pour résoudre ce problème». Les habitants de Ben Fouda, cité dans la localité limitrophe de Tidjelabine, n’ont pas vu, quant à eux, l’eau couler de leurs robinets depuis un mois. La pollution de deux forages alimentant la région est derrière l’interruption de l’AEP. «Au lieu de trouver une solution idoine à cette crise, l’ADE fait dans le provisoire en nous alimentant en eau potable à l’aide de citernes», déplore un habitant de Ben Fouda, un quartier, situé à quelques encablures de la RN5, dépourvu de commodités de base.
Y. Z.

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