Par DDK | 15 Aout 2018 | 1201 lecture(s)

TIMEZRIT - Augmentation des tarifs de transport

Les habitants dénoncent

Les habitants de Timezrit, localité sise à l’extrême Sud-est de Boumerdès, se plaignent de la hausse des prix de transport en commun sur la ligne Timezrit - Issers. Cinquante dinars, tel est le nouveau prix du ticket pour une place.

Les habitants dénoncent cette hausse illégale du prix de transport et estiment que seules les autorités concernées sont habilitées à augmenter ou à baisser les prix. Dans une requête adressée au P/APC, le collectif des habitants de cette localité abandonnée, estiment que cette hausse est arbitraire et contraire à l’instruction ministérielle du 30/12/2017 qui détermine les prix applicables dans les transports publics par distance. Le document dont nous détenons une copie, précise que le prix d’un ticket de transport ne doit pas dépasser les 40 DA pour une distance de moins de 20 kilomètres. «Il y a moins de 20 km entre Timezrit et Isser», dira un habitant du chef-lieu communal. Pis encore, ajoute notre interlocuteur, «nous vivons une crise intenable en matière de moyens de transport. Le dernier fourgon quitte son arrêt des Issers à 17h alors que des travailleurs d’Alger ou de Tizi-Ouzou n’arrivent qu’une demie heure après». Ce manque se pose avec acuité, notamment en période hivernale où même les fourgons ne peuvent plus contenir le nombre important de citoyens, notamment d’écoliers. «Personne ne se soucie du simple citoyen déjà affaibli par un rude quotidien et une dégradation du pouvoir d’achat», dénonce un habitant d’Izzraraten, un patelin oublié de la région. Du côté des transporteurs, certains d’entre eux précisent que cette hausse s’explique par le mauvais état de la route (CW151) qui relie les deux localités. En plus des nids-de-poule et autres crevasses se trouvant dans différents endroits, cette route est impraticable particulièrement au niveau du village Toursal. L’entreprise en charge du projet de revêtement de cette route a entamé les travaux de décapage avant que le chantier ne soit bloqué. «D’ailleurs, plusieurs d’entre nous songent à changer d’activité», dira un transporteur qui confie avoir changé des pièces de suspension chaque mois en raison de la dégradation de la route. Le projet en question est pris en charge par les autorités de wilaya. Ces dernières refusent son achèvement avant l’entame du projet de raccordement aux réseaux du gaz naturel et d’assainissement, nous dit-on.
Youcef Z.

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