Par DDK | 4 Avril 2005 | 253 lecture(s)
Une polyclinique sans équipements
La situation matérielle de la polyclinique d’Aomar est déplorable et alarmante. Le seul service qui fonctionne d’une manière acceptable est celui de la prévention infantile et maternelle. Le travail s’effectue d’une façon stable et adéquate. En ce qui concerne les consultations, le médecin, l’unique médecin généraliste pour une population qui dépasse les 18000 habitants, n’assure ce travail que la matinée. Le service des analyses est fermé depuis plus de huit ans alors qu’il rendait un énorme service à la population. Aujourd’hui, il est transféré à la polyclinique de Kadiria. La maternité, aussi, manque d’équipements, combien de fois, elle a rencontré des difficultés surtout lors des coupures du courant électrique. On nous signale que des accouchements se sont déroulés à la bougie. Cet édifice, de vie ou de mort, ne dispose pas d’un groupe électrogène afin d’alimenter les salles en électricité et ce qui permet aux sages-femmes d’accomplir leur tâche dans de bonnes conditions. Celles-ci ont vécu des moments très délicats ; des femmes surtout pour la première fois, ont des accouchements difficiles et il fallait les transférer ailleurs. Dans ces cas, la Protection-civile d’Aomar intervient et évacue ces femmes en crise de douleurs vers Lakhdaria. La dernière remonte au 30 janvier 2005 où deux femmes étaient transférées à l’hôpital de Lakhdaria à bord du seul véhicule de secours de la Protection-civile. La polyclinique d’Aomar ne dispose pas d’une ambulance, ce véhicule pourrait être utilisé pour secourir des personnes âgées, les femmes en difficulté d’accouchements ou encore les victimes de la RN 5. Si deux cas similaires venaient à se passer, qui évacuerait-on ? Ou faut-il procéder à la priorité ?
A. Bouzaïdi






