Par DDK | 10 Avril 2005 | 217 lecture(s)

Revoilà les galettes !

Avec l’hiver, ses pluies, ses vents et ses neiges, les petits vendeurs, sur le bord des routes, ont disparu. Pendant plusieurs semaines, on n’a pas vu ces dizaines de filles et de garçons tendre vers les automobilistes leurs galettes rondes ou les bouquets de plantes vertes dont les citadins sont si friands. Ce «congé» des enfants-vendeurs a d’ailleurs été lourdement ressenti par les familles-employeuses, privées d’une partie importante de leurs revenus. Il ne faut pas oublier, en effet, que ces petits garçons et ces petites filles que l’on trouve soit sympathiques, soit âpres au gain, sont des travailleurs et qu’ils sont, chaque jour, redevables de recettes. Avec le retour du beau temps, les enfants-vendeurs sont donc de retour et proposent les produits habituels aux automobilistes. Il y a les traditionnelles galettes, entassées dans des couffins et recouvertes de draps à la propreté parfois douteuse, il y a aussi les bottes de blettes, de cardes et surtout de cardes d’artichauts, la fameuse taghdiwt : comme celle-ci n’est disponible que durant quelques semaines, c’est le produit le plus prisé des consommateurs, notamment des citadins. Ce commerce, apparemment lucratif, attire aussi les adultes ceux-ci proposent également des plantes potagères ou sauvages ainsi que des produits de la chasse : grives, perdrix et lièvres... D’autres vendeurs, plus «professionnels» tiennent des étals, proposant des pommes de terre, des oignons, des fruits... Si certains produits sont à bon marché, d’autres, comme la pomme de terre, affichent des prix élevés, comme au marché... La route n’est pas seulement une voie de communication, c’est aussi un marché... La seule différence est que les étaIs sont éparpillés...

S. Aït Larba

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