Vers l’amélioration de la situation hydrique ?

Le village Tifra continue à supporter courageusement les problèmes liés à l’alimentation en eau potable, les comités de quartier se sont investis pour régler notamment les problèmes les plus urgents. Pas moins de quatre réunions inter-quartiers d’urgence ont été tenues depuis la parution dans notre édition n°1300 du 10 septembre 2006 de l’article « Tifra : Bras de fer autour de l’eau ». La dernière en date a eu lieu ce lundi, rencontre qui, outre l’examen de l’évolution de la situation hydrique, a débordé sur d’autres points tels que le transport et l’éventuelle organisation d’une Uzia (sacrifice rituel) à l’occasion de l’Aid el fitr. Cependant le point nodal sur lequel se sont focalisées la plupart des interventions, c’est évidemment l’eau. Et là, nous ne le redirons jamais assez, il y a beaucoup à voir mais peu à boire ! Ouvrant le bal des interventions, Arezki Mouloud du comité « Takhnaqt » qui a présidé la séance a fait un bref rappel des démarches entreprises par les comités auprès de l’autorité communale pour la concrétisation des revendications liées à l’AEP, maintes fois exprimées par la population Lahcen Mouali, président du comité « Azellal », dans un exposé exhaustif a retracé les démarches des comités et les interventions sur le terrain des services de l’APC pour alléger le stress lié à l’eau des citoyens : Réparation du château d’eau d’Ighil Oufella, lancement des travaux pour la réparation de la canalisation avec pose de vannes à des endroits où le besoin se fait sentir, amélioration dans l’arrivage de l’eau (ADE), raccordement au réseau AEP des quartiers éloignés (Lvirdhath, Vouhamedh…) tout prochainement… tels sont quelques-uns des points que l’orateur a mis à l’actif de l’APC. Visiblement convaincus par ce compte rendu détaillé, les assistants ont pris acte de la bonne volonté de l’APC à prendre en charge effectivement les doléances de la population. « Une fausse note » toutefois vient mettre un bémol, à ce bilan positif, selon un intervenant, c’est le règlement du débit d’eau pour les deux village Tifra et Taourirt-Amrouche émanant des eaux de la source Tabarant. Attendu pour la semaine écoulée, le subdivisionnaire hydraulique qui devait régler les vannes d’arrêt pour les deux villages, ne s’est pas manifesté et là les citoyens ne peuvent pas l’attendre indéfiniment. Pourquoi mettre autant de temps pour un problème qui ne demande ni trop de temps encore moins d’efforts ? S’interroge-t-on.

Concernant l’ »ADE » tous les assistants se sont accordés à dire que de tous les villages de la commune desservis par l’ADE, seul le village Tifra est lésé. Dans les conventions, le village doit bénéficier de 1050 m3 par semaine mais dans les faits, c’est tout autre chose. La moitié seulement ou même encore moins arrive au village, l’autre moitié se « volatilise » en cours de route.

Et là, les présents finalement après deux mois « d’enquête » sont parvenus à mettre le doigt sur les raisons qui font que le village soit ainsi lésé. La cause est-il dit, revient à la canalisation qui dessert le village depuis Tizi-Tifra, d’un petit diamètre, elle refoule l’eau au lieu de l’acheminer vers le village. Aussi il a été convenu d’exiger de l’APC d’inscrire une nouvelle conduite, venant directement du château d’eau au village. Une fois tous ces problèmes réglés, les comités jugent qu’il serait alors l’heure de réviser les tranches horaires de distribution pour chaque quartier. Pour les eaux d’Alma n’Louh, une enveloppe leur a été dégagée dans le cadre du budget supplémentaire (PCD).

Le point « eau » évacué, le problème de transport que nous avons déjà signalé dans nos précédentes éditions, évoqué par Mohamed Nouri, président du comité « Tighilt » a soulevé tellement de passions qu’il a été décidé de l’ajourner pour une réunion ultérieure. La réunion s’est terminée avec la promesse de convoquer des assemblées générales pour discuter de l’opportunité d’une Uzia pour l’Aid esseghir et de Tamouqint pour la saison des olives.

Bouahmed Boualem