Par DDK | 25 Avril 2005 | 155 lecture(s)
Les éleveurs révoltés
“A cheval donné, on ne regarde pas les dents” c’est ce que semblent penser les services de l’agriculture, nous déclarent quelques éleveurs révoltés, qui se sont rapprochés de nous pour rapporter leurs doléances quand au moment choisi pour déclencher la campagne de vaccination du cheptel, en l’occurrence le mois d’avril. “Tous ceux ayant des connaissances dans le domaine vétérinaire savent que la période allant de mars à la fin mai est une période où toutes les femelles sont engrossies et en gestation d’où l’impossibilité de les vacciner au risque de tuer le fœtus et provoquer automatiquement l’avortement. Sachant que les éleveurs ne gardent qu’un minimum de mâles et se concentrent sur les femelles pour la reproduction, ce qui revient à dire que cette vaccination ne bénéficierait pas à la plus grande partie du cheptel. Les éleveurs tiennent à saluer ce geste répetétif de l’Etat quand à cette aide importante sachant qu’une dose de ce vaccin où l’unité coûte pas moins de 300 DA.Reste, cependant à ce qu’un calendrie soit bien étudié et arrêté pour le déclenchement de ces campagnes de vaccination de manière à ce que la totalité du betail soit touchée” poursuivent nos interlocuteurs.Un autre fait que nous jugeons utile de souligner, c’est l’absence d’un vétérinaire à Saharidj, l’une des communes qui possède en son territoire, les plus importants parcours de pâturages de la wilaya, un territoire à vocation principale (sinon l’unique) agro-postorale. “L’absence d’une couverture vétérinaire, même payante, disent les éleveurs, est durement ressentie, par manque de moyens en particulier le transport, ces éleveurs enregistrent chaque année d’énormes pertes, ils sont nombreux à être découragés et à finir par abandonner cette activité, ce qui explique une sensible diminution dans l’élevage, un important créneau qui faisait vivre des dizaines de centaines de familles.Avec le retour des saisons humides et leur pluviometrie appréciable et pour que l’état se penche un peu sur les contraintes des éleveurs la commune de Saharidj reprendra son plein essor en matière d’élevage ce qui contribuerait sensiblement et sans aucun doute d’une part à absorber une bonne partie du chômage et à élever le niveau de vie des citoyens d’autre part. La totalité des citoyens de Saharidj n’ont jamais rompu avec l’agriculture, et ne demandent qu’à s’investir pleinement pour reprendre de bon pied.
Omar Soualah






