Par DDK | 25 Février 2008 | 3284 lecture(s)

Séminaire sur le chahid Salhi Hocine

Un séminaire, premier du genre, sur le chahid Salhi Hocine a été organisé vendredi passé à la Maison de jeunes Mouloud-Feraoun d’El Kseur en présence des compagnons d’armes du martyr et des membres de sa famille. Une initiative de l’Assemblée populaire communale de la ville en collaboration avec l’association du lotissement 130/131 et le groupe scout Salhi-Hocine.

A l’occasion, un riche programme a été préparé par les organisateurs, allant d’une exposition photos immortalisant les figures emblématiques de la guerre de Libération à des conférences portant sur la vie du chahid et son parcours de militant en passant par le dépôt d’une gerbe de fleurs devant la stèle de Bouzoulem, où fut exécuté Salhi Hocine le 5 mai 1958.

En compagnie du colonel M’hamed Bouguera, son camarade de classe, Salhi Hocine né le 14 juin 1928, a fait ses premiers pas dans le militantisme à Khemis Meliana avant de regagner son village à El Kseur en 1944. Une fois au village, il s’est assigné pour tâche le renforcement de la structure du mouvement des Scouts musulmans algériens, lequel connaîtra sous sa direction un essor considérable.

C’est ainsi qu’il devient l’élément moteur de cet organisme qui, de son point de vue, représente le cadre idéal pour exprimer ses convictions patriotiques. En 1947, il représente le mouvement des SMA au Jamboree organisé par le mouvement international de la jeunesse dans la ville de Moisson, en France. Autant dire de sa mission éducative à laquelle il s’est consacré énergiquement pour, au bout du compte en faire un centre de formation du nationalisme algérien, qui deviendra l’exemple du sacrifice dès le déclenchement de la révolution de Novembre 1954.

Outre ses activités dans le mouvement des Scouts musulmans algériens, Salhi Hocine travaillait auprès du tribunal d’El Kseur. Une fonction qui sera vite mise à profit pour parfaire ses connaissances intellectuelles et renforcer ses convictions nationalistes afin de rester à l’avant-garde du nationalisme dont son entourage avait hautement apprécié.

Une fois la date fatidique du déclenchement de la guerre de Libération nationale arrivée, Salhi Hocine fut l’un des principaux éléments qui avaient su procéder au recrutement d’éléments forts de par leurs convictions patriotiques et prêts au sacrifice suprême pour le seul intérêt de la patrie. Arrêté en 1955, il fut libéré après douze jours de détention pendant lesquels il fut soumis à un véritable interrogatoire par les soldats français. En fin de l’année 1955, il rejoint les rangs de l’ALN et sera chargé d’organiser la branche politique FLN/ALN à l’époque non encore doté de cette structure. Suite à quoi, il sera désigné avec son compagnon d’arme, Amiroche Tahar, pour les délimitations des wilayates en octobre 1956 au lieudit Serdj Ghoul. En octobre 1957, il est envoyé dans ses fonctions de lieutenant politique en zone 4 après avoir rempli les mêmes fonctions en zone 1. Arrêté le 22 janvier 1958, Salhi Hocine sera exécuté cinq moins plus tard, soit le 5 mai de la même année. Le courage et les faits d’armes de l’homme sont restés à nos jours proverbiaux. C’était en fait le message que les organisateurs du séminaire ont voulu faire passer.

D. S.

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