Par DDK | 14 Juillet 2008 | 3198 lecture(s)

Colloque sur le résistant cheikh Seddik Benarab

Un colloque, autour de l’itinéraire du résistant cheikh Seddik Benarab, s’est tenu durant deux jours à Tizi Rached, à l’initiative du comité de village d’Icheraiwen et de la mairie. C’est la Maison de jeunes Si Mohand-Oumhend de Tizi Rached qui a abrité les différentes interventions des conférenciers, historiens et chercheurs universitaires. Pendant deux jours, les communicateurs ont essayé de situer la personnalité et le rôle de cheikh Seddik dans la résistance lors de l’intrusion du colonialisme en Kabylie du Djurdjura et son rayonnement au niveau national. Il est né vers 1815 à Thachraihith, petit village de Tizi Rached. Descendant d’une famille religieuse, tenant une zaouia à l’emplacement de l’actuel village d’Icheraiouen, cheikh Seddik prit tôt partie contre le colonialisme et s’allia aux chefs kabyles de la montagne, tels Lla Fadhma n’Soumer ou Si El Hadi Amar. Il participa par l’organisation à la résistance de 1854 des Ath Menguelet et prit part aux côtés de Fadhma N’Soumer à la bataille d’Icheriden (24 juin 1857) et d’Aguemoun Izem (30 juin).

Il se rendit finalement à l’ennemi, à Tizi Ouzou, en juillet 1957 après la défaite et sera transféré à l’île de Sainte-Marguerite. Il sera par la suite exilé en Tunisie où il mourra.

Ce résistant presque méconnu a sa place dans la longue liste des fiers résistants kabyles, tels Boubaghla, Mohand Ameziane Ihadaden dit cheikh Aheddad, El Mokrani, Mohand Ouferhat, la légendaire Fadhma n’Soumer et beaucoup d’autres qui restent à découvrir. Ce colloque aura le grand mérite, pour la mémoire et l’histoire, de faire revivre cette grande figure de la résistance nationale au colonialisme.

N. B. : L’actuel village Icheraiwen a été installé sur les terres de l’aïeul de cheikh Seddik. Les ancêtres des Icheraiwen furent chassés des Ath Irathen par l’occupant, après la bataille de 1857 qui vit la victoire définitive des troupes du maréchal Randon sur les combattants de Fadhma n’Soumer à Takhlidjth Nath Atsou.

M. Amarouche

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