Par DDK | 18 Mai 2017 | 744 lecture(s)

Chemini

Spectre du stress hydrique

Au moment où l’on parle de stations de dessalement d'eau de mer et de la réception de barrages, il y a encore des localités entières qui continuent de subir les affres de la sécheresse.

C'est le cas de la commune de Chemini qui souffre, depuis des années, du manque de ce liquide précieux. Depuis des semaines, voire des mois, cette commune affronte une pénurie criante d’eau potable. Et pour cause, ce liquide précieux ne coule qu’à raison d’une fois par semaine, ce qui est loin de rendre le sourire aux ménages.

Le même problème est vécu par la majorité de patelins de Chemini, dont les habitants attendent cette denrée vitale, comme un messie. Riche en capacité hydrique, mais mal exploitée, la commune de Chemini est, ainsi, otage du stress hydrique qui constitue l’une des préoccupations majeures des Cheminois.

À noter que la population, dont le nombre d'habitants a dépassé les 16 800, est alimentée en eau à partir des forages implantés à Takrietz, et à un degré moindre par les eaux puisées depuis les montagnes. Et si par malheur, la pompe principale tombe en panne, comme c’est le cas souvent, c'est toute la commune qui reste en stand-by. Les populations locales se trouvent, de ce fait, obligées de mettre la main à la poche, pour pouvoir se procurer le liquide vital.

Sinon, il faut bien user de débrouillardise pour s'approvisionner à partir des divers points d'eau, tels que les sources et autres puits de particuliers, qui n'offrent, faut-il le mentionner, aucune garantie quant à la potabilité de leur eau. L'approvisionnement par voie de citerne, dont certains particuliers se chargent, coûte pas moins de 1500 DA l'unité, (2000 litres).

Un luxe, au demeurant, que seuls les mieux lotis peuvent se permettre. Les autres, quant à eux, n'ont qu'à prendre leur mal en patience et continuer à s'approvisionner à partir des sources et autres puits. «Depuis des semaines, la moindre des actions, nécessitant de l’eau, est un calvaire. Nous devons compter chaque goutte d’eau que nous utilisons. J’arrive encore à faire ma toilette tous les jours, mais sommairement, avec uniquement un demi-seau d’eau. Le plus dur, c’est pour les toilettes, il faut réfléchir bien en amont avant d’évacuer l’eau des latrines avec un seau d’eau. Chacun a son système D pour faire face à cette pénurie», dixit un villageois.

Bachir Djaider

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