Par DDK | 12 Aout 2017 | 824 lecture(s)

Environnement

Massacre à la forêt d’Imehdeyen

«L’un des derniers espaces verts dans la périphérie de la ville de Béjaïa, qui lui offre encore un peu d’oxygène, est à jamais menacé de disparition». Cette dénonciation vient des habitants de la Cité Douanière, par la voix de leur association Afus deg Ufus (La main dans la main). En effet, dans une déclaration rendue publique, ces citoyens tirent la sonnette d’alarme sur ce qu’ils qualifient «de massacre de la flore» Ils dénoncent, en effet, «le défrichage illégal et le squat de lots de terrains dans la petite forêt d’Imehdeyen». Située à l’entrée Sud de la ville de Béjaïa, cette belle forêt abrite plusieurs espèces d’arbres, comme des sapins et autres arbustes sauvages. Une partie de cette flore a déjà disparu suite à des opérations de défrichage, menées par des particuliers dans une «impunité totale», a-t-on regretté. «Beaucoup d’individus, habitant la région, mais aussi des étrangers, sont en train de défricher sauvagement cette forêt, la ravageant à coup de machette. Tout cela se fait illégalement et en toute impunité. Pire, des individus, qui se sont substitués à l’Etat, ont d’ores et déjà divisé la forêt en petits lots de terrains, qu’ils ont accaparés et partagés», déplorent les responsables de l’association Afus deg Ufus. Par ailleurs, ces derniers interpellent vivement les autorités municipales de la commune de Béjaïa pour «une intervention rapide et ferme», en vue de mettre fin «à cette anarchie et arrêter ce massacre écologique».Il faut préserver cette forêt qui constitue, doit-on le rappeler, l’un des derniers espaces verts dont dispose la ville de Béjaïa», a insisté un citoyen d’Imehdyen. Si les autorités n’interviennent pas, cette belle forêt sera transformée en désert, où des constructions illicites seront certainement érigées sans le moindre respect des règles de l’urbanisme, a-t-on averti. Dans un autre chapitre, les habitants de cette banlieue de la ville de Béjaïa sollicitent des autorités municipales l’inscription de projets d’intérêt commun au profit de leur localité : «Nous avons besoin, en priorité, d’un centre de santé, d’une école primaire, d’une antenne administrative, d’un bureau de poste, d’une aire de jeux pour nos enfants et d’un square où nos vieux peuvent se retrouver», réclament les habitants d’Imehdiyen et de la Cité Douanière.

Boualem. S

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