Par DDK | 13 Septembre 2017 | 911 lecture(s)

Melbou

Les abribus font défaut à Tahmilt

Les villageois de la localité de Tahmilt, dans la commune de Melbou, située à 35 Km à l’est de la wilaya de Béjaïa, souffrent en silence et se retrouvent confrontés à un véritable calvaire dû à l’absence totale d’abribus. Cette situation lamentable, dans laquelle vivent ces villageois, se complique notamment en période hivernale lors des grosses pluies ou des grandes chaleurs en été. «En hiver, bien que nous portons avec nous un parapluie, nous sommes quand-même mouillé sous l’effet des averses qui nous atteignent en étant statique à attendre le transport», dira un jeune de ce village qui demande à l’APC d’intervenir pour mettre fin à ce calvaire. «En été, nous sommes obligés de faire face à une chaleur torride», rajoute son camarade assis sur une pierre, au bord du chemin, en attendant un bus pour rejoindre le village de Tizi El Oued. Pour se mettre à l’abri, les habitants se débrouillent comme ils le peuvent. Ils s'abritent sous l'ombre des arbres les plus proches tels que les oliviers et les chênes qui longent le chemin ou sous les arcades des commerces et de cafés avoisinants pour fuir les rayons du soleil qui lardent. Le calvaire de l'absence des abribus se fait ressentir avec plus d'acuité par les enfants, les femmes et les personnes âgées, qui demeurent vulnérables devant la chaleur accablante et les rayons brûlants du soleil. «Attendre l’arrivée d’un bus sous un soleil de plomb pendant des heures est très dur, notamment pour les enfants et pour les personnes âgées», déclare un quinquagénaire. Pour rejoindre la ville, Les citoyens dudit village attendent au bord du chemin de wilaya No 17, qui relie la commune de Melbou à celle de Tamridjet, des heures durant, le passage des fourgons assurant les dessertes Laalam- Souk El Tenine et Tamridjet- Souk El Tenine qui passent souvent surchargés. Les autorités locales devraient sérieusement se pencher sur la question, afin de mettre un terme au calvaire de ces villageois car leur quotidien devient insupportable.

Aziz Khentous

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