Par DDK | 12 Octobre 2017 | 617 lecture(s)

ALLAGHANE Pont d’Oued Sahel

Les écoliers en péril

Rallier le CEM Boudjemâa Makhlouf, situé au village Allaghane, n'est point une tâche aisée pour les élèves qui y suivent leur cursus scolaire. En effet, des dizaines d'apprenants habitant la localité voisine, Aftis en l’occurrence, située dans la commune de Boudjellil, encourent un risque en empruntant le pont de chaussée qui "enjambe" l'Oued Sahel. Tôt dans la matinée ou après les cours, ces dizaines d'élèves parcourent sur près de 2 kms les abords de la RN106 en débouchant sur ce pont dans lequel la bande réservée aux passants est étroite, à peine 50 cm, permettant à une seule personne seulement de passer. Faut-il imaginer des groupes de collégiens en train d'emprunter ce pont...La circulation sur cet ouvrage d'art notamment est dense, mais le plus préoccupant dans tout cela ce sont les véhicules de gros tonnage qui passent par un grand nombre qui donnent le plus de soucis. Imposantes, ces "mastodontes" mécaniques occupent presque toute la largeur de la chaussée en menaçant même l'intégrité physique des potaches qui devraient faire preuve d'une vigilance accrue pour ne pas finir sous les roues de ces camions ! «Chaque jour, c'est le même cauchemar qui recommence pour nous! Le matin, en partant vers le CEM, et le soir en retournant chez nous. Nous sommes obligés de passer via ce pont avec tous les risques que nous encourons. La bande de passage est tellement exiguë qu'elle ne laisse passer qu'un collégien. Nous marchons en file indienne tout en ayant à l’œil les voitures et les camions qui passent à notre hauteur», résume un collégien du village Aftis. Cette situation qui inquiète les élèves dudit CEM interpelle les pouvoirs publics pour venir en aide à ces dizaines de collégiens en danger de mort. L'on réclame avec insistance dans la localité l'installation d'une passerelle qui longerait ce pont pour permettre aux élèves et à tous les citoyens de passer en toute quiétude via ce pont et à l'abri des dangers de la circulation routière. «La seule solution que je vois, pour ma part, c'est l'installation d'une passerelle qui sera aménagée à côté du pont pour permettre à nos enfants de rejoindre le CEM Boudjemâa Makhlouf en toute sûreté et quiétude», préconise l'un des parents d'élèves de l'établissement en question. Par ailleurs, il est à déplorer l'absence d'un préau ou d'un abri devant le portail de ce collège pour protéger les élèves contre la pluie et le soleil.

Syphax Y.

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