Par DDK | 14 Novembre 2017 | 904 lecture(s)

Tazmalt

Le diabète en nette progression

«Il ne se passe plus un seul jour sans que je reçoive en consultation de nouveaux malades diabétiques. Depuis quelques années, la courbe des statistiques n’a jamais cessé de progresser», atteste un médecin privé établi dans la ville de Tazmalt. La même fluctuation haussière est signalée par l’association des diabétiques de la ville, où il est recensé plus de 1600 personnes atteintes par cette maladie multifactorielle. Des professionnels de la santé révèlent que ces chiffres sont loin de refléter la réalité dans la mesure où, insistent-ils, le diabète progresse souvent de manière sournoise et n’est diagnostiqué qu’à la faveur d’un dosage fortuit du glucose sanguin. «Il y a des formes asymptomatiques qui font que des gens sont diabétiques pendant plusieurs années, sans s’en apercevoir», affirme un praticien. Il va de soi que les conséquences de cette pathologie sont purement négatives (douleur et détresse du malade), et posent la problématique de leur prise en charge par les services de la santé. «Le plus inquiétant, déclare un autre médecin, c’est que le diabète «gras» touche de plus en plus la frange juvénile, alors que par le passé, cette forme de diabète n’était diagnostiquée que chez les personnes âgées». Selon le médecin, la maladie relève principalement de facteurs génétiques et du mode d’alimentation moderne. «Une alimentation riche en sucre et en graisse, conduit tout droit à l’obésité et au diabète», note-t-il. On distingue deux types de diabète qui ont en commun le dérèglement du métabolisme, du glucose et des symptômes, tels que l’augmentation du volume des urines, une soif intense et une faim accrue. Le diabète «gras», appelé encore non insulinodépendant, résulte d’une insuffisance de sécrétion d’insuline. Cette forme de diabète est traitée par des hypoglycémiants oraux. L’autre type de diabète est celui dit «maigre», ou insulinodépendant. Il touche généralement l’enfant et l’adulte jeune. La maladie est appelée «auto-immune» et dans laquelle le système de défense détruit les cellules pancréatiques, productrices d’insuline. Il en résulte une augmentation du taux de glucose dans le sang (hyperglycémie), qui peut conduire à la mort, sans un apport exogène d’insuline. «En raison de ses multiples retentissement viscéraux, le diabète peut avoir des conséquences très graves. Le risque majeur pour les malades est l’atteinte des petits vaisseaux sanguins, surtout au niveau de la rétine et du rein», alerte un médecin de santé publique. De ce fait, dira-t-il, le diabète représente l’une des premières causes de cécité et le principal facteur conduisant à l’insuffisance rénale. Pour autant, le diabète n’est pas incompatible avec une vie normale. Pour peu que «l’observance du traitement et une hygiène de vie rigoureuse, soient scrupuleusement respectées par le malade», rassure un praticien.

N. Maouche

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