Par DDK | 11 Janvier 2018 | 2600 lecture(s)

Célébration du nouvel an amazigh, Yennayer

Tazmalt, Aït R’zine et Seddouk au rendez-vous !

Dans toutes les communes de la Soummam, le ton est donné, ces jours-ci, à la préparation des activités culturelles et sportives, afin de célébrer l'une des dates phares du calendrier berbère, Amezwaru n Yennayer.

À Tazmalt, plusieurs associations et comités de villages projettent de marquer d'une pierre blanche cet événement charnier de la vie amazighe. On s'attelle à organiser des activités culturelles et le fameux diner de Yennayer avec une collecte de dons. Les associations culturelles Tagamts et Main Tendue, basées à Tazmalt, ont choisi de fêter Yennayer à travers l'organisation d'une Timechret, le 12 janvier prochain. L'APC de Tazmalt, fraîchement élue avec une écrasante majorité, a, de son côté, opté pour célébrer Yennayer en projetant d'organiser des cross-country à travers la ville de Tazmalt. Ainsi, pour la journée de demain, coïncidant avec le premier jour de Yennayer, il y aura une course pour les seniors sur un itinéraire de 12 kms. Pour le lendemain, les petites catégories vont faire des cross-country avec l'entrée en lice des poussins qui courront sur 1 km, des benjamins sur 2 kms, des minimes sur 3 kms et, enfin, des cadets sur 5 kms. «Contrairement aux années précédentes, ce nouvel an amazigh sera riche en activités. Enfin, l'initiative culturelle a été libérée d'un certain immobilisme et inertie qui aura duré 5 longues années», indique un habitant de la ville de Tazmalt. Dans la commune d'Aït R'zine, on s'attelle aussi aux dernières retouches, pour fêter comme il se doit Amenzu n Yennayer. Les associations, activant dans les différents villages de cette commune rurale mettent les bouchées doubles, afin d'être prêtes pour le jour J. À Guendouz, chef-lieu communal, à Bouchekfa et à Tizi Alouane, les associations locales et les comités de villages préparent activement Yennayer, chacun avec son programme varié et riche. Le collectif des associations du village Tizi Alouane invite les villageois à venir en masse pour assister aux festivités le jour du nouvel an amazigh, où une panoplie d'activités est tracée pour l'occasion. Pour l'ouverture, vers les coups de 9 heures du matin, il y aura de la musique traditionnelle avec les tambourinaires (idheballen), très appréciés dans cette région des Ath Abbas. D'autres activités vont suivre, par la suite, comme l'exposition (livres, articles, objets traditionnels et artisanaux) et un récital de poésie. Vers midi, tout le monde sera invité à partager le repas de Yennayer dans la convivialité, où un succulent couscous sera servi aux convives. Dans l'après-midi, une visite est prévue des maisons traditionnelles et sites historiques du village.

Aokas au rendez-vous

Depuis très longtemps, Yennayer est célébré à travers les pays de l’Afrique du Nord. En Algérie, cette célébration se limitait, dans le passé, à quelques régions, dont la Kabylie et l’Oranie. Cependant, depuis quelques années, plusieurs autres régions ont commencé à célébrer cet événement ancestral. Désormais, avec l’institutionnalisation de cette date historique, c’est tout le pays qui prendra part à la célébration du jour de l’an amazigh. Dans tous les établissements scolaires, des activités festives sont prévues pour la journée de demain, alors que le mouvement associatif a programmé la célébration pour le jour J, le vendredi 12 janvier. Des sketchs, des chorales, des disc-jockeys et des clowns seront présents dans presque toutes les écoles primaires. Pour la région d’Aokas, il y aura de l’animation à la maison de jeunes, au centre culturel et au centre sportif de proximité. C’est l’occasion pour les jeunes de profiter de ces moments de détente. L’association Mesbah-Akkar a concocté un programme spécial à mettre en œuvre au lieu-dit Tamda Ouguelmim. De son côté, l’association socioculturelle Kefrida du village d’Aliouene célébrera, à l’école primaire de la localité, l’événement en y organisant plusieurs activités. Une exposition artistique, l’exhibition de judo, un mini-marathon, la présentation d’un monologue et l’animation d’un gala musical seront au menu.

Lawziaâ pour célébrer Yennayer à Tasga

Tasga, un village de montagne situé au pied de la majestueuse forêt de l’Akfadou, dans la commune de Tifra, s’apprête à ressusciter, à l’occasion de Yennayer 2968. Timechret ou Lawziaâ est la tradition dont Yennayer a été sevré pendant longtemps, mais dont il n’a, à l’évidence, jamais réellement fait le deuil. «Tout est fin prêt pour la réussite de cet événement», explique Abderrahmane Mahrez, l’un des membres du comité de village de Tasga. «Nous nous sommes entendus, depuis maintenant plus d’une semaine, sur les moindres détails afférents à cet événement», ajoute-t-il, précisant que l’attirail nécessaire au rite sacrificiel est, d’ores et déjà, prêt. Les deux taureaux acquis par les villageois, selon une source, seront conduits la veille du jour J, soit aujourd’hui jeudi, dans un enclos spécialement aménagé pour y être immolés. «Les têtes et les membres seront vendus aux enchères», nous informe Abderrahmane. Et de préciser : «Les bêtes seront dépecées et réparties en 200 lots (Thikhamine), le lendemain matin, soit vendredi le 1er jour de Yennayer». Les familles démunies auront droit à leur part de viande, sans bourse déliée, naturellement. “Il y aura 200 lots pour un prix de revient d’environ 2 000 DA le lot”, précise cet habitant. Il est à signaler que Tasga est l’un des villages les plus peuplés de Tifra. Les habitants dudit village, à vocation agropastorale, ont, ces dernières années, mené plusieurs actions dans l’optique de le faire sortir de l’ornière. L’association socioculturelle JOSE (Jeunesse optimiste de Seddouk), s’attèle également à la préparation de Yennayer avec un programme varié qui est attendu du 11 au 13 janvier 2018. Placé sous le thème «Entre tradition et modernité», l’événement, qui devrait enregistrer la présence de milliers personnes, selon ses organisateurs, s’étalera sur trois jours. Des activités culturelles et artistiques ont été concoctées par ladite association. Au menu des festivités : un plat traditionnel (Imensi n Yennayer), «Couscous Duvissar», et des chants traditionnels, avec un groupe d’Idheballen au siège ladite association, le jeudi 11 à partir de 18 heures. Le jour J, soit le 12 janvier 2018, un concours de plats traditionnels est prévu, suivi d'une exposition. Pour marquer ce grandiose événement, les membres de l'association ont prévu une conférence-débat sur Yennayer, le lendemain 13 janvier, qui sera précédée d’une projection, au niveau de la maison de jeunes de Seddouk, qui abritera, en soirée, une pièce théâtrale pour la clôture.

Syphax Y./ A. Gana/ F.A.B et Z.A.H

À Tazmalt, plusieurs associations et comités de villages projettent de marquer d'une pierre blanche cet événement charnier de la vie amazighe. On s'attelle à organiser des activités culturelles et le fameux diner de Yennayer avec une collecte de dons. Les associations culturelles Tagamts et Main Tendue, basées à Tazmalt, ont choisi de fêter Yennayer à travers l'organisation d'une Timechret, le 12 janvier prochain. L'APC de Tazmalt, fraîchement élue avec une écrasante majorité, a, de son côté, opté pour célébrer Yennayer en projetant d'organiser des cross-country à travers la ville de Tazmalt. Ainsi, pour la journée de demain, coïncidant avec le premier jour de Yennayer, il y aura une course pour les seniors sur un itinéraire de 12 kms. Pour le lendemain, les petites catégories vont faire des cross-country avec l'entrée en lice des poussins qui courront sur 1 km, des benjamins sur 2 kms, des minimes sur 3 kms et, enfin, des cadets sur 5 kms. «Contrairement aux années précédentes, ce nouvel an amazigh sera riche en activités. Enfin, l'initiative culturelle a été libérée d'un certain immobilisme et inertie qui aura duré 5 longues années», indique un habitant de la ville de Tazmalt. Dans la commune d'Aït R'zine, on s'attelle aussi aux dernières retouches, pour fêter comme il se doit Amenzu n Yennayer. Les associations, activant dans les différents villages de cette commune rurale mettent les bouchées doubles, afin d'être prêtes pour le jour J. À Guendouz, chef-lieu communal, à Bouchekfa et à Tizi Alouane, les associations locales et les comités de villages préparent activement Yennayer, chacun avec son programme varié et riche. Le collectif des associations du village Tizi Alouane invite les villageois à venir en masse pour assister aux festivités le jour du nouvel an amazigh, où une panoplie d'activités est tracée pour l'occasion. Pour l'ouverture, vers les coups de 9 heures du matin, il y aura de la musique traditionnelle avec les tambourinaires (idheballen), très appréciés dans cette région des Ath Abbas. D'autres activités vont suivre, par la suite, comme l'exposition (livres, articles, objets traditionnels et artisanaux) et un récital de poésie. Vers midi, tout le monde sera invité à partager le repas de Yennayer dans la convivialité, où un succulent couscous sera servi aux convives. Dans l'après-midi, une visite est prévue des maisons traditionnelles et sites historiques du village.
Aokas au rendez-vous Depuis très longtemps, Yennayer est célébré à travers les pays de l’Afrique du Nord. En Algérie, cette célébration se limitait, dans le passé, à quelques régions, dont la Kabylie et l’Oranie. Cependant, depuis quelques années, plusieurs autres régions ont commencé à célébrer cet événement ancestral. Désormais, avec l’institutionnalisation de cette date historique, c’est tout le pays qui prendra part à la célébration du jour de l’an amazigh. Dans tous les établissements scolaires, des activités festives sont prévues pour la journée de demain, alors que le mouvement associatif a programmé la célébration pour le jour J, le vendredi 12 janvier. Des sketchs, des chorales, des disc-jockeys et des clowns seront présents dans presque toutes les écoles primaires. Pour la région d’Aokas, il y aura de l’animation à la maison de jeunes, au centre culturel et au centre sportif de proximité. C’est l’occasion pour les jeunes de profiter de ces moments de détente. L’association Mesbah-Akkar a concocté un programme spécial à mettre en œuvre au lieu-dit Tamda Ouguelmim. De son côté, l’association socioculturelle Kefrida du village d’Aliouene célébrera, à l’école primaire de la localité, l’événement en y organisant plusieurs activités. Une exposition artistique, l’exhibition de judo, un mini-marathon, la présentation d’un monologue et l’animation d’un gala musical seront au menu. Lawziaâ pour célébrer Yennayer à Tasga
Tasga, un village de montagne situé au pied de la majestueuse forêt de l’Akfadou, dans la commune de Tifra, s’apprête à ressusciter, à l’occasion de Yennayer 2968. Timechret ou Lawziaâ est la tradition dont Yennayer a été sevré pendant longtemps, mais dont il n’a, à l’évidence, jamais réellement fait le deuil. «Tout est fin prêt pour la réussite de cet événement», explique Abderrahmane Mahrez, l’un des membres du comité de village de Tasga. «Nous nous sommes entendus, depuis maintenant plus d’une semaine, sur les moindres détails afférents à cet événement», ajoute-t-il, précisant que l’attirail nécessaire au rite sacrificiel est, d’ores et déjà, prêt. Les deux taureaux acquis par les villageois, selon une source, seront conduits la veille du jour J, soit aujourd’hui jeudi, dans un enclos spécialement aménagé pour y être immolés. «Les têtes et les membres seront vendus aux enchères», nous informe Abderrahmane. Et de préciser : «Les bêtes seront dépecées et réparties en 200 lots (Thikhamine), le lendemain matin, soit vendredi le 1er jour de Yennayer». Les familles démunies auront droit à leur part de viande, sans bourse déliée, naturellement. “Il y aura 200 lots pour un prix de revient d’environ 2 000 DA le lot”, précise cet habitant. Il est à signaler que Tasga est l’un des villages les plus peuplés de Tifra. Les habitants dudit village, à vocation agropastorale, ont, ces dernières années, mené plusieurs actions dans l’optique de le faire sortir de l’ornière. L’association socioculturelle JOSE (Jeunesse optimiste de Seddouk), s’attèle également à la préparation de Yennayer avec un programme varié qui est attendu du 11 au 13 janvier 2018. Placé sous le thème «Entre tradition et modernité», l’événement, qui devrait enregistrer la présence de milliers personnes, selon ses organisateurs, s’étalera sur trois jours. Des activités culturelles et artistiques ont été concoctées par ladite association. Au menu des festivités : un plat traditionnel (Imensi n Yennayer), «Couscous Duvissar», et des chants traditionnels, avec un groupe d’Idheballen au siège ladite association, le jeudi 11 à partir de 18 heures. Le jour J, soit le 12 janvier 2018, un concours de plats traditionnels est prévu, suivi d'une exposition. Pour marquer ce grandiose événement, les membres de l'association ont prévu une conférence-débat sur Yennayer, le lendemain 13 janvier, qui sera précédée d’une projection, au niveau de la maison de jeunes de Seddouk, qui abritera, en soirée, une pièce théâtrale pour la clôture.Syphax Y./ A. Gana/ F.A.B et Z.A.H
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