Par DDK | 14 Février 2018 | 520 lecture(s)

Boudjellil

Le village Ath Dassen sans transport

Le calvaire des habitants du village Ath Dassen, situé à 10 kms du chef-lieu de Boudjellil, continue depuis des années, sans qu’aucune solution ne soit trouvée. Il s'agit principalement de l'absence de transports de voyageurs. Ce service y fait carrément défaut plongeant les villageois, qui ne sont pas véhiculés, dans le désarroi total. «Je ne suis pas véhiculé et j'habite le village Ath Dassen. Je vis la défection du transport public comme un supplice sans cesse. Je dois toujours marcher plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les chefs-lieux d'Aït R'Zine et Ighil Ali. Si une âme charitable peut écourter mon parcours de quelques kilomètres, alors tant mieux ! Sinon je continue à marcher. Et c'est comme ça à longueur d'année ! Nous n'avons aucun fourgon qui dessert notre localité ; aucune ligne n'est octroyée à ce propos», se désole un habitant de ce village d’environ 700 habitants. L'enclavement passe pour être «le maître» des lieux tant le transport public n'y est pas disponible, et ce, depuis des décennies. «Il faut être véhiculé pour ne pas être touché de plein fouet par l'isolement», note encore cet habitant. Ce n'est malheureusement pas le seul village qui se trouve confronté à ce lancinant problème. Il y a d'autres localités voisines comme H'Lassa, Taourirt, Saïda, Tansaout et bien d'autres qui sont enclavées, ne bénéficiant pas de transport public. «Nos enfants endurent les pires supplices avec l'absence de transports de voyageurs, car à la sortie des classes, en dehors des horaires du ramassage scolaire, ils se voient obligés de marcher plusieurs kilomètres pour rentrer chez eux au lieu d'attendre le bus scolaire jusqu'à 17h30. C'est pratiquement la tombée de la nuit !», regrette un père de famille habitant le village Saïda.
Syphax Y.

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