Par DDK | 19 Juillet 2018 | 1164 lecture(s)

Intelligence conversationnelle

24 jeunes formés

Pas moins de 24 jeunes, activant au sein de plusieurs associations locales dans la wilaya de Béjaïa, ont bénéficié, dernièrement, d’une formation sur l’intelligence conversationnelle, organisée par l’association Agora, en collaboration avec la fondation allemande Konrad-Adenauer-Stiftung. «Atteindre un plus haut niveau de développement dépend de la qualité de notre culture. Or, celle-ci dépend de la qualité de nos relations qui, à son tour, dépend de la qualité de nos conversations. En définitive, tout passe par la conversation !», a expliqué Mme Carine Mardini, experte et coach en communication, qui a assuré cette formation au profit de 24 jeunes militants de la société civile de Béjaïa, représentant plusieurs associations locales. Pour qu’ils soient efficaces et fructueux dans leur activités et projets de développement, ces militants associatifs doivent impérativement «soigner» leur manière de converser et de communiquer, a insisté Mme Carine, ayant une longue expérience dans le leadership, le développement des leaders, des individus et des équipes. Ainsi, pour développer son intelligence conversationnelle, souligne-t-on, il faut préalablement réfléchir aux résultats escomptés ou attendus et à ses intentions. Par exemple, penser au ton que l’on veut donner à la conversation, examiner les sentiments qui nous animent et réfléchir à la place qu’occupe la conversation dans notre vision stratégique. En outre, pour que nos conversations soient productives, nous devons prendre en considération le fait que les autres ne partagent pas forcément notre point de vue. Par conséquent, l’écoute de l’autre est un élément essentiel pour que nos conversations soient concluantes. Si le centre d’intérêt est le «moi», c’est-à-dire, que l’on cherche des intérêts égoïstes, cela peut inspirer chez l’autre de la méfiance et, ce qui peut faire, du coup, obstacle à une conversation saine. Par contre, quand le centre d’intérêt est le «nous», ce qui signifie que le but recherché est le partage et la découverte, les participants à la conversation se font mutuellement confiance et seront, donc, prêts à accepter les différents points de vue «sans se sentir menacés». Ce genre de conversation, indique-t-on, motive l’écoute mutuelle attentive. C’est le type de conversation qui contribue à l’épanouissement des relations humaines.
B. S.

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