Par DDK | 21 Juillet 2018 | 1624 lecture(s)

Le phénomène s’amplifie de plus en plus

Les abords de la RN26 squattés par les marchants ambulants

Les marchands des fruits et légumes ont élu domicile au bord des routes, où les usagers, attirés par des prix attractifs, font leurs emplettes, comme au supermarché.

À Bgayet, comme à travers toutes les wilayas du pays, le commerce informel semble s'être ancré dans la nature de tout un chacun. Ayant la peau dure, ce fléau a vraisemblablement pris place pour s'installer dans la durée. Tous les espaces sont squattés par les marchands illicites, sédentaires ou occasionnels. Ils sont devenus le décor omniprésent aux bords des routes, notamment la RN26. Les vendeurs informels et autres vendeurs occasionnels occupent les moindres espaces de cet axe routier, lui conférant ainsi des allures de grand souk, où l’anarchie est le maître mot. Que ce soit à Tazmalt, Akbou, Ouzellaguen, Ilmaten, El-Kseur, Oued Ghir…, les points de vente illicites poussent comme des champignons. Ainsi, ces commerces de fortune ne manquent pas d'attirer la clientèle, souvent habituelle, qui fait ses achats quotidiens aux abords de la route. Au lieudit Laâzib, à la sortie d'Ouzellaguen en allant vers Akbou, c'est un véritable marché qui s'est érigé non loin de la fontaine jouxtant la RN26. Pastèques, melons, cantalous, nectarines, pommes de terre, tomates, poivres, piments…tous les produits maraîchers ainsi que les fruits sont proposées aux usagers. Cependant, les nombreux automobilistes, qui se garent sur les bas-côtés pour faire leurs emplettes, congestionnent énormément la circulation. C'est le même décor qui agresse la vision: vendeurs à la sauvette, camionnettes et autre véhicules de transport de marchandises sont stationnés sur les chaussées par endroits les uns après les autres, offrant à des prix abordable, ou pas, c’est selon l'estimation du consommateur, une grande variété de fruits et légumes et autres produits de commerce. C'est dire qu'aujourd'hui, aucune route n'est épargnée. Même les entrées des agglomérations et des cités des banlieues en sont devenues le terreau. L'on assiste à une véritable explosion de l'activité informelle et les exemples sont légion. C'est un retour en force que d'aucuns auront constaté, particulièrement les autorités locales censées veiller au respect de la loi. Le commerce informel semble exercer un forcing. Chose qui n'est pas admise pour les autres activités commerciales. Parce que les pouvoirs publics exercent une pression sur les marchands illicites en milieu urbain et dans les lieux les plus fréquentés, ces derniers ont fini par trouver la parade : les abords des principales des villes. «Les marchands trouvent leurs comptes en ayant une activité lucrative, puisqu'ils n'ont aucun impôt ou charge à payer», dixit un commerçant exerçant au centre-ville d'Ouzellaguen.
Bachir Djaider

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