Par DDK | 22 Juillet 2018 | 1231 lecture(s)

SIDI AÏCH - Hôpital Rachid Belhocine

Sans radiologue ni gynécologue

Des citoyens de la commune de Sidi Aïch, par le biais de leur association Imawlan El-Khir, crient leur détresse et interpellent.

Ils sollicitent le directeur de la santé de la wilaya de Béjaïa à intervenir pour combler les déficits qu’accuse l’hôpital Rachid Belhocine en médecins spécialistes, dont des radiologues et des gynécologues. «Monsieur le directeur nous constatons amèrement le manque flagrant de personnel médical spécialisé au niveau de l’hôpital Rachid Belhocine de Sidi Aïch, notamment les services radiologie et gynécologie», écrivent ces citoyens dans leur correspondance, rappelant au nouveau directeur local de la santé que des demandes similaires avaient été déjà adressées aux autorités sanitaires de la wilaya par le passé. Ce manque en personnel spécialisé, a-t-on souligné, n’a pas été sans susciter la colère des patients de la région, lesquels sont contraints de se déplacer vers d’autres hôpitaux pour être pris en charge. Le hic, dénonce-t-on, l’hôpital de Sidi Aïch a été doté, il y a de cela plus de deux ans, d’un scanner qui, fulmine-t-on encore, «demeure à ce jour à l’arrêt, pénalisant ainsi nos malades qui sont orientés vers d’autres structures de santé éloignées». Pour ces citoyens, cet équipement risque «l’usure» avant même sa mise en service. En sus de l’inexistence de radiologues, le service maternité de l’hôpital de Sidi Aïch ne compte dans ses effectifs aucun gynécologue. Un état de fait, fustige-t-on, qui contraint les parturientes à parcourir des dizaines de kilomètres pour accoucher au niveau de la maternité de Targa Ouzemmour, à Béjaïa-ville. «Au service maternité, pour manque de gynécologues, nos parturientes sont dirigées vers la clinique, à la limite de l’asphyxie, de Targa Ouzemmour pour l’encombrer davantage», expliquent les rédacteurs de la missive au directeur de la santé, tout en le sollicitant à intervenir pour mettre un terme à cette situation qui, estime-t-on, «n’a que trop duré et malheureusement perdure toujours».
F. A. B.

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