Par DDK | 25 Juillet 2018 | 940 lecture(s)

Béni Maouche

La pénurie d’eau persiste

La pénurie d’eau se pose toujours avec autant d’acuité dans la commune de Béni Maouche. L’avènement de la saison estivale et la hausse sensible du mercure exacerbent la tension autour de cette denrée de plus en plus rare. Une dynamique de consommation accrue, conjuguée à une chute drastique du volume d’eau mobilisé, créent des ruptures d’approvisionnement à répétition. «Nous sommes alimentés de manière alternée. L’eau ne coule des robinets qu’une fois tous les 8 à 10 jours, voire plus», dit un citoyen de Trouna, chef-lieu communal. «L’eau est une préoccupation quotidienne pour tous les villages. Le sujet est tellement prégnant, car la pénurie se fait de plus en plus inquiétante en ces temps de grosses chaleurs», ajoute-il. Tous les foyers, signale-t-on, ne sont pas égaux devant la pénurie. «Nous sommes astreints à une attente de près de deux semaines, pour avoir de quoi remettre ses réserves à flots. Les maisons situées en contrebas du réseau sont copieusement servies», témoigne un villageois d’Aït Adjissa. Des citoyens du village Tala N’tinzer se plaignent de la faible pression du liquide dans les canalisations et de l’insuffisance de la plage horaire du lâcher d’eau réservée à leur localité. Et quand le système de pompage à partir d’Oued Bousselam fait des siennes, ou qu’une fuite affecte la chaine de refoulement, le rationnement sévère bascule vers le régime sec. Les responsables de l’APC, apprend-on, se contentent de gérer cette pénurie avec des moyens de fortune. «On intervient constamment, pour réparer un réseau délabré. Et à chaque fois, il y a fatalement une grosse perturbation de la distribution. Même dans les conditions dites normales, nous avons du mal à satisfaire la demande d’une vingtaine de villages», confie sur une pointe d’impuissance, un élu à l’APC. «Seul l’apport de l’eau du barrage Tichi Haf, dont le projet d’adduction est en cours, est à même de nous aider à sortir de cette impasse», avoue-t-il.

N. M.

0