Par DDK | 26 Juillet 2018 | 1398 lecture(s)

Souk-Oufella

Sauvez Missipssa !

Au vu des énormes difficultés pour la prise en charge de personnes atteintes de maladies graves, des associations et comités de villages retroussent les manches afin de leur venir en aide. Le sort tragique d’Oubraham Missipsa, un jeune d’à peine 24 ans, originaire du village Tiliouacadi dans la commune de Souk-Oufella, en danger de mort faute d’une prise en charge médicale à l’étranger pour subir en urgence une greffe, a suscité un véritable élan de solidarité partout en Kabylie. La coordination d’aide et d’assistance du village éponyme de concert avec l’association humanitaire ″Tafrara I Talsa″ redouble d’efforts pour ramasser les fonds nécessaires à sa prise en charge. «En Algérie, le traitement de sa maladie n’est pas pris en charge par les établissements hospitaliers publics ou privés. L’assurance refuse également sa prise en charge à l’étranger», nous dira un membre de la coordination d’aide et d’assistance du village de Tiliouacadi. Des affichages, tous azimuts, ont été placardés et des banderoles ont été accrochées aux quatre coins de la commune invitant les gens de bonne volonté et les âmes généreuses à tout faire pour sauver le jeune Missipsa, atteint de la maladie de ″Cirrhose hépatique″. Son état nécessite une prise en charge totale à l’étranger (en France) et le coût de l’opération est estimé à 65 000 euros. Cet élan du cœur se veut être un symbole de solidarité pour tenter de tirer d’affaire l’enfant de Tiliouacadi. Pour ce, des dizaines de jeunes des autres villages sont mobilisés, boîte à la main, à travers les artères de la RN 26 pour tenter de récolter la somme nécessaire à l’opération dans les plus brefs délais, car en fait, c’est une urgence et une question de vie ou de mort. «Sauvons une vie», le comité de solidarité mis en place pour secourir Missipsa, se réunit chaque jour dans l’objectif d’évaluer l’action de solidarité au profit dudit malade. Le comité se félicite de l’élan de solidarité et de la disponibilité des populations de la région à faire aboutir cette action dans les meilleurs délais. Dans le même sillage, un appel est lancé à tous les villages de la daïra de Chemini pour venir en aide à l’un de leurs enfants. Les dons (selon les moyens de chacun) affluent de plus en plus, ce qui prouve que la solidarité chez nous n’est pas un vain mot, la devise étant : tous pour un. «Si nous parvenons à ramasser cet argent nécessaire pour l’opération, qu’importe alors la somme d’efforts qu’on aura fournis puisque comme le dit si bien le proverbe kabyle : Leɛtab ur yetsneḥsab», nous dira un des volontaires.

Bachir Djaider

0