Par DDK | 29 Juillet 2018 | 814 lecture(s)

Polyclinique d’Aokas

On ne vaccine contre le tétanos que les mardis matin

À Aokas, il n’est décidément pas facile de se faire vacciner contre le tétanos. Et pour cause, celui-ci n’est prodigué qu’une fois par… semaine. Une dame, qui s’est blessé à la main avec un couteau de cuisine, s’est rendue à la polyclinique du chef-lieu, appelée pompeusement établissement public de soins de proximité, où le médecin l’ayant eu à l’examiner lui a prescrit la vaccination antitétanique. Au service des vaccinations, on lui dira de revenir un mardi. Ce qu’elle fit. Elle sera, d’ailleurs, vaccinée ce mardi-là. L’infirmière lui délivrera une carte de vaccination sur laquelle elle inscrira un rendez-vous pour la date du 26 juillet, soit un mois plus tard, afin que la bonne dame revienne pour un vaccin de rappel. C’est ce qu’elle avait fait justement jeudi dernier. Arrivée sur les lieux, l’infirmière de service la renverra et lui reprochera de ne pas s’être présentée un mardi matin, seule demi-journée de la semaine réservée à la vaccination contre le tétanos. Comme si la date du rendez-vous portée sur la carte devait être changée, par un tour d’imagination surnaturelle, par la patiente qui devait deviner qu’il fallait retourner à la polyclinique le mardi d’avant la date portée par les soins de la première infirmière sur la carte. N’était-il pas plus correct de la part de la première infirmière de jeter un coup d’œil au calendrier pour inscrire la date du rendez-vous au lieu d’obliger les gens à faire des allers-retours pour rien?

A Gana.

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