Par DDK | 30 Juillet 2018 | 1907 lecture(s)

Insalubrité et manque d’hygiène dans la ville

Comment en est-on arrivé là ?

La ville de Béjaïa croule sous les ordures. Aucun quartier n’est épargné par les amoncellements des déchets ménagers anarchiques et des bacs à ordures qui débordent, empestant les environs d’odeurs nauséabondes.

Des critiques des plus acerbes pleuvent de tous les côtés sur le maire de Béjaïa, M. Merzougui Hocine, et son équipe, les accusant de n’avoir rien fait depuis leur installation pour améliorer la situation de la ville. Ayant fait le dos rond pendant un certain temps, le P/APC est finalement sorti de sa réserve. Dans une vidéo de plus de 14 minutes, publiée sur les réseaux sociaux, il s’excusera, d’emblée, auprès de la population en exprimant, en tant que citoyen et responsable, son regret de voir la ville de Béjaïa en proie à la pollution. Il précisera, toutefois, que «même si maintenant il y en (déchets) a un peu plus, la ville de Béjaïa était sale bien avant son arrivée à la tête de l’APC, et jusqu’à l’an dernier, l’APC disposait de 23 camions à bennes tasseuses, maintenant il n’en reste que 5. Les autres sont tombés en panne ou carrément sabotés par certains esprits qui ne veulent pas du bien à notre ville». Le P/APC de Béjaïa ajoute que «durant les années précédentes, la ville bénéficiait des prestations de Blanche-Algérie dont l’effectif avait atteint les 1 100 travailleurs. Aujourd’hui, il n’en reste aucun». Ces entraves de taille ont fait que la ville, a-t-il poursuivi, ne sont évidemment pas de nature à favoriser le bon entretien de la ville. Certains ont fortement reproché aux responsables de l’APC de s’être focalisés sur la création de l’EPIC. Cet EPIC s’il était réalisé aurait été la solution idéale pour la propreté de la ville, soutient-il. Si l’APC n’a pas les moyens de s’offrir du matériel ou de recruter du personnel à cause du gel national du recrutement, l’EPIC, en revanche, aurait eu toute la latitude d’acquérir du matériel de nettoiement et procéder au recrutement du personnel. Mais sa création, selon le maire, a été empêchée par l’administration qui, selon lui, ne s’est pas tellement fatiguée pour aider à la propreté de la ville.

B Mouhoub.

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