Par DDK | 31 Juillet 2018 | 1215 lecture(s)

Akbou

Des fontaines d'eau sans... eau !

à quoi bon aménager une fontaine d'eau pour la laisser à sec? Se demande le commun des gens d'Akbou. Dans cette métropole régionale, il existe, certes, des fontaines d'eau, aménagées dans un style plus ou moins acceptable, mais celles-ci ne sont pas alimentées en eau. Sans eau, ces équipements ressemblent beaucoup plus à des éléments de décor qu’à quelque chose d’une quelconque utilité. Avec les chaleurs de ces dernières semaines, les habitants, et surtout les visiteurs de cette ville, trouvent bizarre que ces fontaines soient à sec, et ce à l'apogée d'un été infernal ! «C'est vraiment à ne rien comprendre que des fontaines, réalisées depuis belle lurette, ne soient pas encore alimentées en eau ! A quoi bon aménager des points d'eau où l'eau ne coulera pas?», s'exclame un retraité. Comme monsieur, ils sont plusieurs à trouver cette situation insolite à la limite du ridicule mais qui ne fait pas rire, car les passants, les visiteurs ou tout bonnement les habitants aimeraient bien se désaltérer et se rafraichir pour atténuer un tant soit peu la chaleur torride qui les accable. Ces fontaines se comptant déjà sur les doigts d'une main, dans cette ville abritant quelque 50 000 âmes, sont situées pour la plupart à des endroits un peu excentrés par rapport aux rues les plus fréquentées par les citoyens. Des fontaines désespérément à sec, à la place des martyrs du printemps noir en face du service de l'état civil d'Akbou, à la rue de l'ancienne mosquée de la ville et dans la toute "fraîche" place Mohamed Haroun inaugurée en juin dernier. Toutes ces fontaines ont en commun de constituer un point d'interrogation. Pour leur part, les jets d'eau de cette ville ne sont pas mieux lotis, puisqu'à leur tour, ils connaissent un état lamentable. Inopérants et transformés en dépotoirs, ils débordent de déchets, dénotant d'un incivisme galopant de pans entiers de la population. Les jets d'eau situés devant le siège de l'APC, à la place Colonel Amirouche ou au rond-point, à proximité de la nouvelle agence postale, ne jettent que la honte et le désarroi ! «Les habitants et les responsables de la ville d'Akbou qui accueille chaque jour des centaines de visiteurs devrait rougir de cette situation chaotique ! Les ordures jonchent les rues, les trottoirs «labourés», les structures d'accueil inexistantes tout comme les lieux de distraction et de loisirs. C'est triste et révoltant !», dira, dépité, un habitant de l'antique Auzium.

S. Y.

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