Par DDK | 1 Aout 2018 | 1170 lecture(s)

Sidi-Aïch

Le prix du poulet flambe

Les consommateurs sont dépités face à la flambée des prix tous azimuts. La filière avicole n’échappe pas à cette donne, d’autant plus que l’envolée des prix du poulet a connu une surchauffe en un temps record. En effet, la hausse des prix de la viande blanche est un exemple édifiant de la flambée qui touche presque tous les produits de large consommation. Après avoir enregistré une baisse inespérée de ses prix, la volaille s’est vu emballer, au grand dam des ménages. Ces derniers se trouvent confrontés à une frénésie des prix qui touchent même les produits sur lesquels ils se rabattent habituellement, car jusque-là abordables. Cette dernière décade, le poulet de chair s'est résolu à escalader la mercuriale des prix, quoique cette dernière a disparu de nos marchés depuis longtemps, en ces temps où d'aucuns interprètent comme ils l'entendent le concept de la libéralisation des prix. C'est ainsi qu'au niveau de la plupart des marchés et autres boucheries, l’on affiche des prix qui donnent le tournis. «Le poulet évidé et emballé est proposé à 420 DA le kilo», confirme un commerçant. Dans le même sillage, le prix d’un plateau d’œufs est cédé à 270 dinars. Les grossistes justifient cette situation par le fait qu'il y a «pénurie et cherté» de l'aliment sur le marché. Les consommateurs ne comprennent pas ces hausses spectaculaires. Et pourtant, disent-ils, nous sommes loin derrière les périodes de pic de consommation, comme le mois de Ramadhan. Un petit tour dans les différents points de vente de la ville de Sidi-Aïch était nécessaire pour évaluer de près la variation du prix de la volaille. Les prix pratiqués sont quasiment les mêmes. «N’importe où vous allez, vous ne relèverez pas un grand écart de prix», informe un vendeur de volaille. En effet, la situation reste presque identique au niveau de tous les marchés et autres bouchers de la ville. Les autres villes ne sont pas en reste. «Ces variations dépendent principalement de l’offre et de la demande», souligne un autre vendeur. «Ainsi, il ne faut pas perdre de vue que des mois auparavant, la baisse de consommation a fait que les éleveurs ont vendu à des prix moindres du coût de la production. Le mois de mars a connu, par exemple, une baisse sensible du prix du poulet, sans que personne ne se soucie de notre sort. Nous étions sur le carreau en vendant à perte notre production», se souvient un aviculteur de la région d’Akfadou. Cependant, les raisons de cette augmentation des prix ne semblent pas évidentes aux consommateurs, dont beaucoup se rabattent sur la viande blanche devant l’incapacité de s’offrir la rouge. «Les consommateurs sont une nouvelle fois les dindons de la farce», ironise un père de famille.

Bachir Djaider

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