Par DDK | 4 Aout 2018 | 1059 lecture(s)

Aïn Skhoun

Plus de 40 % des foyers utilisent encore les fosses septiques

Par ces temps de canicule, les habitants de Ain-Skhoun, grand bourg situé a la périphérie de Béjaïa, à quelques encablures du campus universitaire de Targa-Ouzemmour, sur la route d'Ighil-Oujilvane, vivent un véritable calvaire du fait des eaux usées qui ne sont canalisées nulle part. Le problème du réseau d'assainissement, fait remarquer un habitant de la cité, n'est pas seulement les mauvaises odeurs, mais le risque de nombreuses et graves maladies. Quelques 40 % des maisons de la cité, ajoute-t-il, ne sont pas reliées au réseau d'assainissement. Elles font encore usage de fosses septiques qui dégagent, dès qu'il commence à faire chaud, des puanteurs insupportables qui empoisonnent véritablement le quotidien des habitants de la cité. De ce problème de taille et des autres tout aussi importants comme le branchement des foyers au réseau d'AEP ou leur alimentation en électricité, les habitants s'en sont plaints à maintes reprises auprès des services concernés. Ils ont même fait plus que s'en plaindre. Ils ont, à plusieurs reprises, organisé des sit-in devant le siège de la wilaya pour sensibiliser le premier magistrat de la wilaya sur les conditions de vie extrêmes dans lesquelles ils se débattent au quotidien. Le secrétaire général de la mairie de Béjaïa a pris la peine de se déplacer jusqu'à la cité pour constater de visu les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent. Il leur avait, selon le même habitant, promis d'envoyer en urgence une équipe de techniciens pour étudier la possibilité du branchement des maisons au réseau d'assainissement. Mais à ce jour, s'indigne le citoyen, rien n'est venu se concrétiser sur le terrain.

B Mouhoub

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