Par DDK | 9 Aout 2018 | 3011 lecture(s)

Circulation routière sur le littoral Est de la wilaya

Le calvaire des automobilistes

Il est vrai que Béjaïa a reçu, cet été, moins d’estivants que les années précédentes, mais la circulation automobile, très dense dans certains axes routiers, n’est toujours pas une sinécure.

C’est le cas de la route nationale n° 9, qui enregistre des embouteillages réguliers dans les centres-villes de Souk El Tenine et Tichy. Pour le cas de la station balnéaire de Souk El Tenine, l’ouverture de la route d’évitement a diminué les anciens embouteillages, qui devenaient un calvaire pour les automobilistes. Mais il subsiste encore quelques bouchons qui se forment aux heures de pointe, tant au centre-ville qu’au niveau de l’axe routier menant à Melbou et reliant la RN9 à la R43, laquelle dessert la wilaya de Jijel. Le changement de destination touristique des vacanciers venant de la région de Sétif, qui se rabattent désormais sur le littoral jijelien, fait que de Souk El Tenine à Ziama, dans la wilaya de Jijel, il n’est pas facile de circuler aisément. Dans l’autre commune où l’embouteillage est important, à savoir la station balnéaire de Tichy, ce sont des bouchons monstres qui se forment quotidiennement à partir de la localité de Baccaro jusqu’à la sortie de la ville de Tichy, c'est-à-dire à proximité de l’hôtel Les Hammadites et ceci, généralement, dans les deux sens. C’est le point noir de cette route qui devient un vrai calvaire pour les automobilistes, notamment ceux qui empruntent quotidiennement cet axe. Ces allers-retours contraignants en été forcent les travailleurs à se lever très tôt pour rejoindre leurs lieux de travail avant l’heure des grands flux d’automobilistes. «Je me lève chaque jour à 6 heures pour prendre le départ vers Béjaïa à 6h30 afin d’éviter les encombrements, et le soir, je prends tout mon temps car je ne suis pas conditionné par l’horaire d’arrivée à la maison», avouera Nazim, un habitant de la commune d’Aokas exerçant comme cadre dans une entreprise de Béjaïa. Tichy, cette belle station balnéaire, est devenue depuis quelques temps une commune que beaucoup d’automobilistes préfèrent éviter, et c’est d’ailleurs ce que font les gens qui connaissent la région. Ils empruntent tous le chemin communal, de la bifurcation d’Afalou, en transitant par le village Tizi Ahmed, pour aboutir à Baccaro. C’est l’évitement de la ville par la forêt qui fait gagner un temps fou aux usagers de la route. C’est la seule alternative pour le moment. Pourtant, lors de l’élargissement de la RN9, au niveau du chef-lieu communal de Tichy, tout le monde pensait, à l’époque, que le problème de l’embouteillage était définitivement réglé. Or, c’est toujours le même topo. D’aucuns estiment que la seule solution réside dans l’interdiction de stationnement aux abords de la route nationale et la réalisation de deux méga parkings à étages, pour permettre aux automobilistes de se garer.

A Gana.

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