Par DDK | 12 Aout 2018 | 1333 lecture(s)

Vallée de la Soummam

revoilà les réfugiés subsahariens !

Rapatriés, l’hiver dernier, dans leurs pays respectifs, les migrants subsahariens ont de nouveau réinvesti en nombre la région de la vallée de la Soummam.

En effet, ces réfugiés ont refait surface après des mois d'absence dénotant de l'échec de l'opération de "rapatriement". Vivant dans des conditions inhumaines, sous les ponts, aux abords des oueds, dans des locaux désaffectés...les migrants ont tant souffert depuis leur venue dans le pays, car il n'y a aucune structure d'accueil pour alléger leur souffrance. Ils sont livrés à eux-mêmes en ne comptant que sur la solidarité de quelques associations caritatives et autres âmes charitables qui leur refilent des oboles et des aides en nature. Ainsi donc, ces "damnés" de la terre ont signé, ces jours-ci, leur retour dans les localités situées dans le couloir de la vallée de la Soummam comme Tazmalt, Akbou, Sidi Aïch, Béjaïa, etc. Apparemment, rien n'a changé dans leurs conditions de vie qui se détériorent de plus en plus à mesure que leur nombre grandit. L'on se souvient de ces dizaines de familles qui ont squatté carrément les stands du marché couvert de la ville de Tazmalt durant plusieurs mois, avant d'être délogées et embarquées vers le camp de Béjaïa via des bus en vue de les "rapatrier". Cependant, à en croire des sources, beaucoup de familles ayant eu vent de cette opération de "rafle" se sont enfuies vers des directions inconnues pour réapparaître plus tard. «Ces réfugiés ne comptent surtout pas regagner leurs pays d'origine, car ils sont en instabilité politique et économique. Et puis, bon nombre d'entre eux, pour ne pas dire tous, caressent l'espoir de traverser la méditerranée pour rejoindre le vieux continent», affirme un citoyen de Tazmalt. Les subsahariens viennent gonfler les rangs des mendiants "locaux" qui sillonnent cette région charnière de la wilaya de Béjaïa et leur "disputer" leur aumône et les lieux "stratégiques" pour quémander! Sans couverture sanitaire, ni emploi, ni encore moins la scolarité de leurs enfants, les migrants font peine à voir. En plus, ils sont exploités dans des tâches lourdes et insalubres pour lesquelles ils sont sous-payés, et quelques fois pas du tout, de surcroît. Des "barons" et de tierces personnes sans vergogne exploitent tels des négriers de jeunes subsahariens qui représentent pour eux une main-d’œuvre corvéable à souhait et à moindres frais! Ils ne sont pas déclarés à la sécurité sociale puisqu'ils vivent au noir. Cette situation ne devrait cesser, ces gens, qui sont nos frères du continent, ont besoin de notre charité et de notre soutien!

Syphax Y.

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