Par DDK | 14 Aout 2018 | 1057 lecture(s)

Vallée de la Soummam

La volaille déploie ses ailles

L'envolée spectaculaire des prix du poulet vidé, qui caracolent ces jours-ci à 450 DA/kg, a donné le tournis aux ménages qui ne savent plus où donner de la tête. Cette hausse qui ne trouve pas encore une explication rationnelle laisse pantois plus d'un. Canicule, cherté de l'aliment, hausse de la demande sur ce produit de première nécessité, baisse de l'offre... Ce sont autant de prétextes qui ne convainquent pas grand monde. En tout cas, les consommateurs sont les seuls à en pâtir de cette situation, où, en plus de ça, d'autres produits alimentaires, comme les fruits et légumes, se sont renchéris à quelques jours seulement de l'Aïd El Adha. Dans la foulée, il a été constaté, également, l'augmentation des prix du poulet vivant qui sont affichés à 320 DA/kg, alors qu'il se vendait il y a quelques jours de cela entre 240 et 260 DA/kg. C'est dire que même le poulet qui est vendu à l'air libre dans des conditions d'hygiène lamentables s'est renchéri au grand dam des ménages. Ces derniers, n'ayant apparemment pas beaucoup de choix, se rabattent sur ce type de poulet commercialisé sans aucun contrôle vétérinaire. Payer moins pour un poulet abattu et plumé dans des conditions déplorables demeure toujours un péril pour les consommateurs qui risquent de le payer à leur tour de leur santé. Car, à la simple observation de ces points de vente informels de la préparation du poulet depuis son abattage jusqu'à sa mise dans le sachet, donne une idée sur ce comportement négatif de la part des volaillers qui frappent contre le mur toute règle de salubrité. Ramenés directement des unités avicoles (poulaillers), ces poulets de chair sont parqués dans des cages sur les abords de la RN26 et abattus "clandestinement" mais paradoxalement au su et au vu de tout le monde ! La préparation de ce cheptel avicole donne des nausées. Après son abattage, la volaille est mise dans un récipient d’eau bouillante, putride et pestilentielle. Par la suite, elle est transportée vers une plumeuse (machine à plumer) pour la débarrasser de ses plumes et duvets. Une fois cette opération achevée, le poulet est mis dans un sachet noir, comme pour donner le coup de grâce à l'hygiène. En sus de cela, le client paye 320 DA/kg une viande infectée !

S. Y.

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