Par DDK | 14 Aout 2018 | 1223 lecture(s)

CHEF-LIEU DE WILAYA - Dégradation des espaces publics

Le centre-ville envahi par les herbes sauvages

La plupart des rues et boulevards de la ville de Béjaïa sont littéralement envahis par les mauvaises herbes. Fortement arrosées par les pluies du printemps dernier, ces herbes ont poussé de manière si anarchique et si abondante offrant, en séchant, une vue hideuses aux passant. Les arbustes d'ornements tels les thuyas, les fusains et les lauriers roses et blancs que l'on a plantés il y a quelque temps sur les terre-pleins centraux des grands boulevards de la ville ne servent aujourd'hui, faute d'entretien, que de supports aux mauvaises herbes. Aux pieds des chardons qui raffolent des terre-pleins centraux et des arbustes d'ornement s'accumulent toutes sortes de déchets désagréables à voir, comme les feuilles mortes, les bouts de papier, les sachets en plastique ou les bouteilles d'eau minérales écrasées. Par ailleurs, les arbustes d'ornement n'ont d'ornement que le nom. Rachitiques et mal entretenus, de l'avis des habitants de la ville, ils servent plutôt à retenir les saletés qu'à agrémenter les lieux. Sur les trottoirs ou plutôt sur les contrebas des trottoirs de pratiquement toutes les rues de la ville, les couches de poussière sont si épaisses et si compactes qu'elles donnent l'impression que le balai n'est jamais passé par-là. Si l'envie vous prend de monter au quartier Sidi Ahmed, à la périphérie de la ville, vous verrez sur les bords de la route principale la hauteur que peut atteindre un chardon lorsque personne ne se soucie de le déraciner à temps ou à défaut de le raccourcir de temps à autre. Sur les routes de Sidi Ahmed, vous verrez même à certains endroits des ronces avec leurs épines venir grignoter un bout de l'accotement ou même de la chaussée. Et c'est malheureusement ces images pas très reluisantes que garde en mémoire un touriste qui aura choisi Béjaïa pour passer ses vacances.
B. Mouhoub

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