Par DDK | 18 Aout 2018 | 754 lecture(s)

Tizi Aïdel

8 kilomètres pour la moindre injection

Cela fait des années que la salle de soins du village Tizi Aïdel est fermée à la face des habitants. Une situation qui reste inexpliquée et surtout incompréhensible pour les villageois, lesquels, pour tous soins ou acte médical, se voient contraints de se déplacer ailleurs, à la polyclinique du chef-lieu municipal distante de 8 km, ou aux établissements de santé de la ville d'Akbou situés à près de 30 km! Cet état de fait a provoqué le mécontentement et le dépit des habitants de cette localité enclavée, laquelle se trouve aussi aux prises avec d'autres problèmes liés au manque de transport de voyageurs notamment. Cette structure
sanitaire demeure, ainsi donc, désespérément close, alors qu'elle est censée servir les citoyens de ce patelin "sinistré". «C'est malheureux de constater la fermeture de cette salle de soins, et ce, depuis des années. Nous sommes obligés à chaque fois que la nécessité l'impose, de louer des taxis clandestins aux prix forts pour nous déplacer à la polyclinique de Tamokra ou à l'hôpital d'Akbou avec toutes les charges induites dans ce cas de figure. On se demande à quoi bon construire une structure de santé pour la fermer par la suite? Pour extraire ou traiter une rage de dent on doit partir ailleurs. Je pense surtout aux personnes âgées et aux bébés qui pour une simple injection ou vaccin doivent se déplacer jusqu'au chef-lieu communal. Nous demandons la réhabilitation de cette salle de soins et sa dotation en personnel médical afférent et en tout le matériel nécessaire pour son bon fonctionnement, car nous en avons assez de tous ces déplacements onéreux», tempête un habitant de
ce village.
Syphax Y.

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