Par DDK | 25 Aout 2018 | 1034 lecture(s)

Cité Dar Nacer

Les habitants protestent

Des habitants de la cité Dar Nacer, située sur les hauteurs de la ville de Béjaïa, à la lisière du mont Gouraya, ont organisé la semaine dernière un grand rassemblement devant le siège de la wilaya.

Ils réclament, encore une fois, la réfection de la route principale de leur cité ainsi que le réseau de ruelles secondaires qui traversent le quartier. Ces habitants ne sont pas à leur première action pour «attirer l'attention des responsables concernés sur le calvaire que nous vivons au quotidien». Il y a à peine deux mois, indiquent quelques protestataires, «nous avons dû procéder à la fermeture de la mairie de Béjaïa. Des promesses fermes nous avaient été faites alors». Les responsables concernés s’étaient engagés à ce que la route principale et les ruelles secondaires soient bitumées dès l'achèvement des travaux de terrassement pour la pose des canalisations des eaux usées et celles de l'AEP, nous indique-t-on. «Mais plus de deux mois après, alors que ces travaux sont apparemment terminés, ces engagements n'ont toujours pas été honorés», dira un habitant. L'état de la route de Dar Nacer, qui rejoint la RN24 au niveau d'Ighil-el-Bordj, est en effet des plus déplorables. Les crevasses sont si profondes et les bosses si grandes qu'il est pratiquement impossible aux véhicules légers d'y circuler. De plus, cette route permettrait à beaucoup d'habitants de la haute ville de se rendre aux plages de la côte ouest et cela désengorgerait sensiblement le goulot d'étranglement au niveau d'Aâmriw. Dans la même journée d’hier, des dizaines d’habitants de la région de Souk El-Djemaâ, commune de Toudja, ont organisé un sit-in pour protester contre la dégradation de leur cadre de vie. «Notre région ne cesse de se dégrader : problème de l’eau, l’unité de soin sans équipements, des pistes impraticables et non bitumées, une école primaire en voie de fermeture, absence totale d’infrastructures sportives…», se plaignent-ils, reprochant aux responsables locaux de ne pas tenir leurs promesses. «Depuis deux mois, des demandes d’audience ont été introduites auprès des responsables de l’APC de Toudja et des responsables de la wilaya de Béjaïa, mais, malheureusement, nous n’avons eu comme seule réponse que le silence et le mépris», dénonce le collectif de Souk El-Djemâa dans une déclaration remise à notre rédaction.

B. Mouhoub

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