Par DDK | 27 Aout 2018 | 762 lecture(s)

Après la saignée de l’Aïd

La rentrée scolaire point déjà

Quelques jours seulement nous séparent de la rentrée scolaire en prévision de laquelle les pères de famille mettront encore une fois la main à la poche pour répondre aux attentes de leurs enfants. Des habits neufs aux articles scolaires, les dépenses influeront encore une fois sur le salaire des chefs de famille. Après la saignée de la saison estivale avec des séjours de détente devenus de plus en plus en vogue même pour le petites bourses, la fête de l’Aïd est venue couronner le tout en absorbant le reste de la thésaurisation de toute une année de dur labeur. Que reste-t-il aux misérables Algériens pour affronter la rentrée scolaire et surtout avec quel état d’esprit ? «Cette année, j’ai convaincu mes enfants de la nécessite de se passer des vacances. Mais malgré cela, j’ai eu énormément de dépenses de l’Aïd, je ne sais pas comment faire pour garantir une bonne rentrée scolaire à mes enfants». Une phrase lourde de sens dite par Mohand, un père de famille ayant quatre enfants à charge, tous scolarisés. Si on s’amusait à prendre en exemple le cas de ce dernier, un petit calcul mathématique donnera un total de près de trois millions de centimes pour les habits et près d’un million pour les fournitures scolaires. Mine de rien, ce sont deux mois de salaire de ce smicard qui partiront en fumée uniquement pour la rentrée scolaire. Heureusement pour les pères comme Mohand, les articles de friperie sont là pour les soulager un tant soit peu. Des pantalons et des chaussures à moins de deux mille dinars l’unité, il n’est plus possible de les trouver que dans un magasin de vente d’articles de friperie. Et c’est tant mieux pour eux, comme l’aurait probablement dit Mohand. Les vacances scolaires, le mois de Ramadhan et les fête de l’Aïd ont rongé les économies des familles, appelées encore une fois à faire des efforts pour la rentrée scolaire. Dès le début de la saison estivale jusqu’à l’entame de l’automne, c’est toute une série de dépenses qui attend les malheureux pères de famille qui doivent commencer la thésaurisation tôt pour espérer prendre convenablement en charge leurs familles.

A. G.

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