Par DDK | 5 Septembre 2018 | 696 lecture(s)

Timezrit

Les écoles primaires dégradées

Les écoles primaires implantées à travers les villages et hameaux, de la commune de Timezrit, sont dans un état de dégradation plus ou moins avancé, nous confient de nombreux citoyens. «Timezrit compte 16 écoles primaires, lesquelles sont toutes touchées, à des degrés divers, par la vétusté et la détérioration», rapporte un citoyen d’Akabiou, membre d’une association de parents d’élèves. «Il y a un manque flagrant d’entretien, et un déficit en équipements. Quelques opérations de réhabilitation ont été initiées au cours de ces dernières années, mais cela tenait plus du rafistolage que d’autre chose », fait-il remarquer. Le seul motif de satisfaction, témoigne-t-on, réside dans la prise en charge pédagogique des apprenants, et la généralisation des cantines scolaires. Pour le reste, à savoir les missions dévolues à la collectivité locale, le constat ne prête pas à l’optimisme, déplore-t-on. «A titre d’exemple, le mobilier scolaire de notre école n’a jamais été renouvelé. Dans des écoles voisines, c’est soit l’eau potable ou le chauffage qui fait défaut», témoigne un parent d’élève, du village Ighil Amar. Des habitants de Tasga et Tighilt Mokrane soutiennent que leurs écoles comptent parmi les plus dégradées et délaissées de Timezrit. «Nos établissements cumulent pratiquement tous les manques : clôture détériorée, sanitaires délabrés, boiserie en piteux état, étanchéité défectueuse. C’est pour vous dire que nos enfants sont scolarisés dans des conditions lamentables », confie un parent, de Tighilt Mokrane. Le problème récurrent et qui est commun à toutes ces écoles, c’est l’étanchéité des locaux pédagogiques. «Nous avons vécu des situations très difficiles durant ces dernières années, car après chaque averse de pluie, nos classes sont transformées en piscines», soutient un éducateur, d’Avaynou. Au primaire de la cité Iderraken, signale-t-on, les infiltrations d’eau ont contraint, plus d’une fois, l’équipe pédagogique à renvoyer les élèves à la maison. «Le défaut d’étanchéité pose un sérieux problème qu’il faut prendre rapidement en charge. Nous souffrons aussi du manque d’effectif, qui rend difficile l’accomplissement de l’acte pédagogique», affirme un membre de l’équipe enseignante. Contacté par nos soins, un responsable de l’APC de Timezrit rétorque que le traitement de ces carences n’est pas dans les cordes de la municipalité. «Nos moyens ne permettent pas de prendre en charge tous ces problèmes. Nous envisageons de solliciter la wilaya pour nous aider», promet-il.

N. Maouche.

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