Par DDK | 10 Septembre 2018 | 1156 lecture(s)

Fin des vacances estivales

Le dur retour au quotidien !

C'est la fin de l'été, et aussi des vacances. Les plages de Béjaïa sont désertées par les estivants avec cette impression de quelque chose d'inachevé et la promesse de mieux faire l'année prochaine. Les élèves ont depuis quelques jours repris le chemin de l'école et les travailleurs celui du bureau ou de l'usine. Et c'est le train-train quotidien qui se réinstalle tout doucement. Finies les tenues débrayées, les claquettes, les pantalons courts et les grasses matinées. Pour les élèves, surtout ceux des classes d'examens, l'heure est au sérieux, au travail, à la ponctualité et l'assiduité pour qu'il y ait en fin d'année, une «bonne récolte». Mais, c'est évidemment plus facile à dire qu'à faire. Pour les travailleurs, la remise en route de la machine ne sera sans doute pas facile après un mois de farniente. La fin de l'été sera aussi marquée par l'arrivée des premiers orages qui ne manqueront d'ailleurs pas de provoquer, comme chaque année, des inondations dans les bas fonds de la ville où le curage des bouches d’égout et autres conduites d’évacuation des eaux pluviales a été, ou totalement négligé, ou dans le meilleur des cas, fait de manière très approximative. Chaque année, les promesses de bien nettoyer les canalisations et chaque année, les mêmes inondations, aux mêmes endroits. La fin des vacances se signale aussi par la circulation automobile qui devient moins dense et les places de stationnement qui réapparaissent enfin dans les rues et les boulevards de la ville. Dans les campagnes, la fin de la saison chaude est encore plus visible avec les orages qui font coucher sur les bords des routes et dans les champs les herbes folles et leurs épines. L’heure pour les fellahs est de nettoyer le pourtour de leurs oliviers pour les préparer à la récolte. Dans les villages de l’arrière-pays de Béjaïa, la fin de l'été est marquée aussi par la cueillette des dernières figues de barbarie et l'apparition des pelures de grenades.
B. Mouhoub.

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