Par DDK | 13 Septembre 2018 | 896 lecture(s)

AMIZOUR - Ighejdane, Tarikt, Tazrout...

Pénurie d’eau aiguë

Le manque d’eau potable se fait toujours ressentir chez les habitants des villages Ighejdan, Tarikt et Tazrout, dans la commune d’Amizour.

Des villages qui ne cessent de lancer un cri de détresse aux services concernés pour mettre fin à leur stress hydrique, conséquence d’une pénurie qui dure plusieurs semaines. A entendre ces villageois, dont les robinets sont, et souvent, à sec, cette pénurie chronique est due à plusieurs facteurs dont, la vétusté de leur réseau AEP, surtout qu’il s’agit d’une seule et unique conduite faite de tuyaux de calibre sous dimensionnés. «Nos villages, même s’ils ne sont pas situés à une même hauteur, sont alimentés par le même réseau qui ne pourrait assurer un débit équitable aux 3 villages, surtout à celui situé plus haut. Ajouter à cela que nous sommes mal servis aussi par cette conduite de diamètre 40, alors que les autres villages avoisinants sont alimentés par le même château d’eau mais avec une conduite de 80», explique un habitant des villages en manque d’eau potable. Cela justifie qu’en amont les choses ne sont pas faites convenablement à l’effet d’assurer une bonne et juste distribution de ce liquide vital, à l’origine surtout de conflits et désaccords entre habitants des villages en question. Aussi, de son coté le responsable de l’agence locale ADE, confirmant les dires de ces habitants en quête d’eau et de distribution toute entachée d’irrégularité, trouve que la solution définitive doit s’inscrire dans la logique que chaque village aurait sa propre conduite raccordée au château tout en songeant à revoir le diamètre de ces conduites. Notre interlocuteur souligne par conséquent, que cela ne relève pas de son établissement qui est à caractère commercial, sans omettre de rassurer ces nombreux habitants en manque d’eau que l’ADE intervienne dans les plus brefs délais pour effectuer de petites opérations et améliorer un tant soit peu la distribution en eau aux ménages. Cependant, et force est de constater que les entraves à une bonne distribution existent aussi en amont, c'est-à-dire que parmi les habitants, il y a les plus chanceux dont les foyers sont alimentés en eau au moment où la plupart souffre des semaines consécutives. Cela dit, cette minorité servie en profite pour arroser ses jardins, bref à gaspiller cette eau rare à tort et à travers. Ajouter à tout ce lot dépassements des branchements illicites sont à compter parmi les obstacles ayant réduit les chances à plus d’un de voir l’eau couler dans les robinets. C’est la situation de «chacun pour soi» qui règne dans ces hauteurs d’Amizour ou, élus et services concernés (hydraulique) sont interpellés à y remédier dans les plus brefs délais. Il s’agit là d’un problème crucial, voire vital qui devait constituer le souci premier des concernés : assurer la disponibilité de l’eau d’une maniéré équitable.

Nadir Touati

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