Par N. Maouche | 31 Aout 2010 | 780 lecture(s)

Seddouk : 5 000 constructions illicites

La rurbanisation, pour reprendre un vocable cher à la cheraf à la dent dure et le souffle long. Seddouk, à l’image de toutes les agglomérations de la wilaya de Bgayet et d’ailleurs, est littéralement envahie par les constructions individuelles, conférant à la ville l’allure d’un grand village.
Parmi ce patchwork de bâtisses, érigées le plus souvent à mille lieues des normes urbanistiques, prés de 75% sont des constructions illicites. En effet, selon des chiffres obtenus auprès des services de la municipalité, sur un total de 7657 logements recensés à l’occasion du dernier RGPH d’avril 2008 à travers le territoire de la commune, 5736 sont des constructions illicites.
" Cela concerne des quartiers entiers de la ville qui vont d’ailleurs bénéficier dans un avenir proche d’une opération de régularisation ", nous a fait savoir un responsable de l’APC.
"Les propriétaires de ces maisons ont construit sur leurs terres et avec leurs propres moyens ", soutient un citoyen de Seddouk habitant le centre-ville, en montrant du doigt une enfilade de villas cossues et de lambris dorés. Rencontré dans un quartier qui passe pour le plus huppé de la ville, un " nabab " qui nous dit n’avoir que faire de la " paperasse " exigée pour réaliser un projet immobilier, rejette tout de go cette idée de constructions illicites. "S’il ya un quartier où il ya moins d’entorses au règlement, soit en matière d’alignement, de servitude ou de VRD, c’est bien le nôtre ", avance-t’il. " Seddouk est malade, insiste t’il non pas des constructions illicites en tant que telles mais de l’habitat précaire et des baraquements qui poussent aux quatre coins de la ville ".

N. Maouche

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