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M’Chedallah Conséquences de la dernière tempête de neige

Plusieurs ruchers décimés

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C’est un créneau de l’agriculture qui a été touché de plein fouet par la vague de froid extrême qui a sévi dans la région durant plus de 25 jours.

Bien entendu, les communes qui ont enregistré le taux le plus élevé de pertes dans cette filière restent Aghbalou et Shararidj étant toutes deux situées en haute montagne dont 80% de leurs territoires respectifs cumulent à plus de 1000m d’altitude. Un recoupement des informations recueillies auprès des apiculteurs à travers la daïra fait ressortir qu’environ 50% des ruchers auraient été exterminés par le froid et la faim, sachant que la majorité des agriculteurs intervenant dans cette filière se sont laissé surprendre par ces conditions climatiques assez violentes. Les apiculteurs n’ont pas eu le temps de mettre les ruchers à l’abri ni à leur fournir suffisamment de nourriture (sucre), sachant que longtemps après le passage de ces tempêtes, les abeilles épargnées par le froid n’ont rien trouvé à butiner à cause de l’épaisse couche de neige qui couvrait la nature et le tissu végétal. Ceux des apiculteurs qui n’ont pas subi beaucoup de dégâts affirment que la récolte de miel cette année sera nulle, expliquant que le miel fabriqué et emmagasiné dans les ruchers a été consommé par les abeilles durant cette longue période où elles sont restées cloitrées à l’intérieur des ruchers. A noter au passage que la période de la récolte de miel commence à partir du mois de juin et que les abeilles n’auront pas le temps de fabriquer du miel et remplacer les quantités de ce nectar qu’elles ont consommé pour survivre en restant prisonnières des perturbations climatiques. Plusieurs apiculteurs que nous avions abordés à ce sujet n’ont pas évoqué une éventuelle indemnisation, malgré le fait qu’il s’agit là d’une catastrophe pour la filière. Certains affirment qu’il serait tout à fait logique que l’Etat mette la main à la poche pour leur venir en aide. Les quelques éleveurs d’abeilles avec lesquels nous avions pu entrer en contact espèrent et souhaitent seulement à ce que les essaims perdus soit remplacés par les services agricoles pour permettre une reprise rapide de cette filière. D’autant plus qu’avec cet important taux de pluviométrie, les saisons à venir et comme pour toutes les filières de l’agriculture, s’annoncent prometteuses et que ce qui a été perdu pourrait être récompensé par une production abondante. Un état de fait qui maintient de façon tout à fait naturel un équilibre dans toutes activité agricole et bien plus si l’Etat à travers ses services de l’agriculture réagit à temps pour faire tourner la suite des évènements (perturbations climatiques) à l’avantage de ce secteur.

Oulaid Soualah