Par DDK | 16 Février 2017 | 534 lecture(s)

Ouled Gacem et Ouled Tajin

«On manque de tout !»

Les habitants des deux villages d’Ouled Gacem et Ouled Tajin, situés à quelque 8 kilomètres au sud du chef-lieu de la commune de Sour El-Ghozlane, se retrouvent à chaque saison hivernale dans un isolement total. Perchés à plus de 800 mètres d’altitude au pied du col de Dirah, ces deux patelins souffrent du manque des commodités nécessaires. D’ailleurs, les villageois sont montés au créneau à maintes reprises, en organisant notamment des protestations devant leur mairie et le siège de la wilaya, pour exiger l’amélioration de leur cadre de vie, qu’ils jugent ‘’déplorable’’. Les principales réclamations des villageois à chaque protestation restent le raccordement au réseau de gaz naturel et la réhabilitation des routes qui les relient au chef-lieu de la daïra. Récemment et lors de la vague de froid qui a frappé la région, les habitants de ces deux villages se sont retrouvés cloitrés chez-eux pendant plusieurs jours, en raison de la fermeture par la neige de la principale route, les reliant à Sour El-Ghozlane. Un manque de gaz butane a été, également, signalé. En effet, l’approvisionnement en cette matière nécessaire a été sérieusement perturbé en raison des perturbations climatiques. «Nos villages manquent de toutes les commodités. A commencer par le gaz naturel, qui est la revendication principale des citoyens, ensuite c’est l’état délabré de nos routes, le manque de transport et l’absence total de l’éclairage public», dira Farid M., un habitant du village Ouled Gacem. Notre interlocuteur a également soulevé le problème du manque de couverture de santé. «Il aurait fallu que le wali de Bouira intervienne auprès de la direction de santé pour l’affectation d’un médecin de permanence vers la salle de soins d’Ouled Tajin. Cette dernière n’a de soins de que le nom, puisqu’elle manque de moyens et d’effectifs nécessaires. Pour un simple pansement ou une visite médicale de routine, les villageois se déplacent jusqu’à Sour El-Ghozlane ou Bouira. La dernière fois lors des intempéries, une femme enceinte a été évacuée à pied par les pompiers et les villageois, en raison de l’absence des moyens au niveau de la salle de soins» ajouté notre interlocuteur. En attendant une prise en charge effective, le calvaire des villageois perdure, particulièrement avec le manque de transport et le manque d’eau potable, notamment durant l’été.

O. K.

0