Par DDK | 20 Mars 2017 | 540 lecture(s)

Beni Maaned

Le centre de santé toujours pas ouvert

Perchée à quelque 700 mètres altitude, la localité de Beni-Maaned est située à six kilomètres au Sud du chef-lieu de la commune de Kadiria. Pour rallier le village de Beni Maaned, l’on emprunte le chemin de wilaya n° 1, allant du centre-ville de Kadiria vers Kerfala. Ce chemin de wilaya traverse une forêt boisée dominée par le sapin et de vastes oliveraies. La route est très dangereuse, car la chaussée se rétrécie par endroits et elle présente des virages en lacets. A noter que les cantonniers sont à pied d’œuvre sur ce chemin. Ils entretiennent les fossés et les bords de la route. Dans ce village, les terres ne sont pas agricoles, pour la plupart. Cependant, les villageois s’occupent de l’oléiculture qui demeure la principale source de revenus des campagnards. A l’entrée de la localité, trône un édifice public : un centre de santé. Selon les déclarations des habitants rencontrés sur place, cette structure n’a jamais ouvert ses portes, bien que les travaux soient achevés depuis trois ans. La peinture de la façade est récente et témoigne de la récente réception de l’édifice. A noter que dans cette localité, certaines habitations sont regroupées, d’autres sont éparses. Les constructions sont pour la plupart en dur. Les villageois de Beni Maaned ont profité de l’aide octroyée par l’État, ces dernières années dans le cadre de l’habitat rural, pour construire des logements. Mais le cadre de vie des villageois n’est pas satisfaisant. Ces derniers parlent carrément de la «marginalisation» de leur bourgade laquelle manque de tout. Malgré sa situation géographique et son climat rude, la localité n’a pas encore bénéficié du raccordement au gaz de ville. Les habitants utilisent, à ce jour, le gaz butane qu’ils acheminent de la ville de Kadiria et quelques fois chez un distributeur privé. Aussi, les habitants du village se plaignent du manque d’eau potable. Ils s’alimentent, pour la plupart, de puits. La localité ne dispose toujours pas du réseau d’eau potable, bien que des travaux de réalisation d’une conduite principale AEP aient été entrepris. Cette dernière a bel et bien été posée, mais les travaux dudit projet sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, selon les déclarations des citoyens rencontrés sur les lieux. L’autre contrainte soulevée par les villageois a trait à l’absence de l’éclairage publique. Par ailleurs, si la route qui mène au village est en béton bitumeux, les voies secondaires sont toujours à l’état de pistes. S’agissant des structures de l’éducation, le village ne compte qu’une école (primaire). Cependant, ce que déplorent les villageois, c’est l’insuffisance du ramassage scolaire. En effet, les services de l’APC n’ont mis qu’un seul fourgon à la disposition des collégiens qui poursuivent leurs études aux collèges de Kadiria. Ce seul moyen de transport ne répond pas aux besoins de tous les élèves. En effet, la première navette se fait à six heures du matin. Les enfants concernés par cet horaire de ramassage risquent de se faire agresser, notamment les élèves scolarisés à Kadiria ville. Les filles sont transportées à partir de sept heures. Dès lors, les parents vivent la peur au ventre et craignent que leurs enfants soient victimes d’agressions : «Les autorités locales doivent renforcer le ramassage scolaire pour fournir aux enfants les meilleures conditions afin qu’ils puissent poursuivre leurs études et améliorer leurs résultats scolaires», plaide un parent d’élève de la localité. Les jeunes, quant à eux, ne disposent d’aucune infrastructure de loisirs ou de sport. Les villageois interpellent les responsables locaux et de la wilaya sur les nombreuses insuffisances qu’enregistre le village et souhaitent le lancement des projets de réalisation du gaz de ville et de l’AEP. Ce sont les deux problèmes majeurs qui urgent pour la population en plus, bien évidement, de celui de l’aménagement des ruelles du village.

A. B.

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