Par DDK | 20 Avril 2017 | 888 lecture(s)

M'CHEDALLAH Canicule précoce

La prochaine fenaison compromise ?

À M’Chedallah et dans pratiquement toute la vallée du Sahel, c’est le retour du beau temps, accompagné d'une hausse des températures depuis le début du mois en cours.

Le beau temps succède à la vague de froid qui a sévi durant le mois de mars. Ce brusque retour des chaleurs, au moment où la verdure a atteint son plein cursus de croissance, risque de provoquer une rapide maturité de l'herbe pour la prochaine fenaison, au même titre que la période de floraison de l'arboriculture, notamment fruitière, fort perturbée par la brusque arrivée de la chaleur. Ce phénomène bien connu de nos ancêtres commence déjà à inquiéter les agriculteurs de la région de M’chedallah. Il faut signaler que cette hausse des températures sévit aussi la nuit et met fin à l'importante humidité et les gelées matinales, au point où les rues sont recouvertes d’une couche de poussière comme en été. Une poussière qui commence à recouvrir même le tissu végétal qui perd son vert flamboyant, affirme un paysan. Les citoyens aussi commencent à se débarrasser des vêtements chauds et reprennent avec les boissons fraîches. Le décalage des saisons observé depuis 2004 s'est en fin de compte opéré au détriment de la saison humide, qui se rétrécit comme une peau de chagrin. «Espérons que le mois de mai prochain sera plus clément en fraîcheur et en pluviométrie pour au moins permettre aux céréales d'arriver à maturité», dira un agriculteur de la région. Pour rappel, les mêmes températures anormalement élevées qui ont sévi durant l'année passée en cette période ont accéléré ce processus de maturité au point où le rendement de certains filières notamment céréalières et fourragères était jugé catastrophique par les agriculteurs de la région de M’chedallah et toute la vallée du Sahel. Une vallée connue pour ses terres fertiles et jadis pour ses rendements agricoles meilleurs. L’an dernier, les grains étaient rachitiques et déshydratés notamment le blé dur, tendre et l'orge. Ce scénario risque probablement de se reproduire cette année, si les températures restent élevées et les pluies ne sont pas de retour.

Oulaid Soualah

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