Par DDK | 31 Mai 2017 | 616 lecture(s)

Bouira - Direction du commerce

Dispositif spécial mis en œuvre

M. Delileche Abdelwahab, responsable au niveau de la direction du commerce de Bouira, affirme qu’un dispositif spécial a été tracé pour ce mois de Ramadhan, avec l’augmentation du nombre des brigades de contrôle.

Tout l’effectif du corps technique a été versé dans le contrôle. «On axe généralement le contrôle sur les produits sensibles tels que les produits laitiers, les boissons et les viandes blanches ou rouges. Le programme en question inclut également les week-ends et les soirées (après le f’tour). Des brigades nocturnes mixtes inspectent les prix, mais aussi la qualité. De 16 brigades nous sommes passés à 25 actuellement, rien que pour le contrôle de la qualité, même les gens qui avaient des tâches de bureau ont été convertis et assermentés pour rejoindre les brigades», indique M. Delileche. «À travers les 45 communes, nous disposons d’inspections au niveau de Sour El Ghozlane, Ain Bessem, M’Chedallah, Lakhdaria en plus de la direction sise à Bouira, et dans chaque inspection, des brigades effectuent des sorties dans les communes dont elles dépendent». Cette année, et concernant la vente de viande, une instruction ministérielle a été transmise aux bouchers, dans le but de mieux informer le consommateur : «Concernant le commerce de la viande, des instructions du ministère du commerce obligent désormais les bouchers à distinguer la viande locale de celle d’importation. Nous avons distribué des communiqués aux concernés pour les aviser de cette nouvelle disposition. Pour la viande d’importation, il faut indiquer son origine ainsi que sa tarification, et les deux viandes doivent être séparés...Auparavant les bouchers n’étaient pas obligés d’indiquer l’origine de la viande proposée à la vente, et désormais, ils doivent se soumettre à cette mesure. Lors de nos contrôles, si nous trouvons une viande sans mentions, nous dressons des PV signalant l’infraction à l’ordre des contrevenants, car c’est un défaut d’information qui pénalise le consommateur», explique M. Delileche. à propos des prix de la viande, jugés excessifs au niveau du chef-lieu, à savoir 1000 da/kg, aussi bien la locale que celle d’importation, le cadre de la direction du commerce indique : «En réalité la viande n’est pas un produit réglementé, et les prix sont libres, au niveau de la direction du commerce nous ne pouvons pas imposer de prix référentiels…On ne peut qu’obliger le commerçant à afficher les prix, en exigeant qu’il indique son origine et sa provenance», révèle ce responsable. Toutefois, dans d’autres localités telles M’chedallah ou Lakhdaria, la viande ovine est affiché à des prix variant entre 780 et 800 da le kg. A propos de certains commerçants, qui vendent des sachets de lait ‘’tourné‘’, alors que lorsqu’il est consommable il est introuvable sur les étals, pratiques plus que courantes à Bouira, le responsable de la direction du commerce affirme qu’il s’agit là d’une infraction caractérisée. Idem pour les abats de volailles qui se ‘’bradent‘’ dans des cageots à l’air libre dans certaines localités de la wilaya, et pour lesquels plusieurs saisies ont été faites, et les marchandises détruites. Pour un autre chef de service de la direction du commerce, et concernant l’indisponibilité du lait, le problème est dû au manque de poudre de lait dans certaines laiteries qui approvisionnent la wilaya de Bouira. «Bouira dépend des laiteries avoisinantes, sises dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Boumerdès, Béjaïa, et les distributeurs n’ont pas de quotas suffisants à acheminer vers Bouira», estime ce responsable. à signaler que ce dispositif, mis en branle par la direction du commerce de la wilaya de Bouira, effectue un suivi rigoureux sur l’approvisionnement du marché et le contrôle des commerçants ; et pas moins de 55 brigades sillonnent les 45 communes de la wilaya, pour des vérifications de la qualité des produits et des contrôles des pratiques commerciales, notamment pour les produits réglementés tels le lait, la semoule, l’huile et le sucre qui bénéficient de subventions de l’Etat.

Hafidh Bessaoudi

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