Par DDK | 17 Juillet 2017 | 533 lecture(s)

EL-ESNAM Réhabilitation du stade communal

Les amateurs du ballon rond interpellent les autorités

Malgré l’entame des travaux de réhabilitation de l’ancien stade par l’APC d’El-Esnam, une commune située à 13 km au Sud-est du chef-lieu de Bouira, il n’en demeure pas moins que de nombreuses carences sont toujours enregistrées au niveau de cette infrastructure sportive. Le collectif des jeunes de cette localité a dressé un rapport sur l’état «catastrophique» de leur stade, «délaissé depuis plus de cinq années», ce qui provoque chez ces jeunes «un sentiment de marginalisation et d'exaspération», déplorent-ils. Ces derniers demandent la réhabilitation «intégrale» de leur stade, à savoir la reconstruction d’autres vestiaires, «car celles existantes ne correspondent pas aux normes», font-ils savoir. Ainsi, les vestiaires en question se trouvent à proximité des tribunes qui, au demeurant, sont inexistantes. Également décrié, le mur de protection ne tient plus debout et l’entrée du stade n’est pas sécurisée, d’où les actes de vandalismes fréquemment enregistrés dans les vestiaires, quelques semaines seulement après leur construction. Quant au terrain «en tartan», le collectif en question estime qu’il nécessite une réfection de fond en comble. Ce dernier exige, tout bonnement, l’installation d’un gazon synthétique. A noter que des travaux de réaménageant du tartan ont été effectués par le passé, mais à chaque averse, le terrain redevient impraticable, tant des mares d’eau stagnantes s’y forment. De nos jours, il est rare de voir des jeunes organiser des rencontres footballistiques au niveau de ce stade, ils se rabattent généralement sur un espace en terre battue, sis au cœur d’un bosquet d’eucalyptus, à quelques kilomètres au Sud du centre-ville. «Pourtant, notre APC s’est engagée dans une politique de l’investissement dans le domaine sportif, en bâtissant des terrains de foot et en réhabilitant d’autres’’ a confié Fouad, un jeune footballeur résident au centre-ville. Au demeurant, il est à signaler que grâce à l’effort consenti par la commune, ce grand stade en tartan a bénéficié d’une enveloppe de 700 millions de centimes, rien que pour l’installation de l’éclairage. Un luxe dont ne profitent toujours pas les jeunes footballeurs, en particulier le club de football communal l’IRBE, qui joue toujours ses matchs sur un autre terrain appartenant à une autre commune. À ce sujet, les autorités municipales ont confié qu’elles font «de leur mieux pour adapter l’aire de jeux aux conditions exigées».

Aziz C.

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