Par DDK | 15 Novembre 2017 | 655 lecture(s)

M'Chedallah

Le chemin d’Aharrach menacé d'érosion

Le chemin communal reliant le quartier d’Aharrach via la RN15 a bénéficié d'une opération de restauration durant le deuxième trimestre de l'année en cours. Seulement, cette voie d’accès est de nouveau menacée par l'érosion. Les dernières averses de pluie ont provoqué de véritables crues drainées par le canal d'irrigation d'Assif Iwakuren dont le captage est le lit de l’oued, au lieu dit Avaali, qui irrigue les vergers d'Aharrach. Ces crues assez violentes qui ont débordé directement sur la chaussée ont commencé à creuser sous le bitume qu’elles fragilisent sensiblement. Des débordement dus à l'obstruction du canal par toutes sortes de détritus et autres emballages de boissons alcoolisées qui forment d'énormes tas en travers de cet ouvrage (le canal) que des énergumènes sans scrupules ont déversé le long du canal sur une distance qui frôle les 400 mètres. Le canal prend forme à Avaali jusqu'à l'entrée de la RN15 à proximité du pont qui enjambe le cours d'eau d’Assif Iwakuren. Il est utile de préciser que ces lieux où l'on constate des amoncellements d'ordures ont bénéficié de deux opérations de nettoyage, en début de l'année, supervisées par l’ancien chef de daïra en personne. Ces opérations ont, pour rappel, mobilisé tous les moyens humains des APC et les divers services techniques de sa circonscription. Des opérations durant lesquelles pas moins de 2500 tonnes de toutes sortes de déchets ont été enlevées et évacuées vers le CET d'Ahnif. Mais voila que sept (7) mois plus tard les lieux reprennent leur habituel décor d'amoncellement d'immondices nauséabondes sous forme de dunes à perte de vue. À noter que les surfaces «bombardées» d'ordures relèvent d'une exploitation agricole commune (EAC) confiée en gérance à des soi-disant agriculteurs qui ne font aucun geste pour les protéger. Ainsi, ils ont leur part de responsabilité dans cet inqualifiable massacre de terrains agricoles hautement fertiles jadis. Il faut rappeler que tous les terrains des légendaires fermes d'Oughazi limitrophes de Raffour, Vouaklane et la Nouvelle-Ville subissent les mêmes lamentables agressions sans que les gérants, ni les services de l'agriculture, ni ceux de l'environnement, ni même les autorités locales ne se sentent interpellés par cet état de fait. Ce cas a été déjà rapporté à maintes reprises dans ces mêmes colonnes sans que personne ne réagisse.

Oulaid Soualah

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