Par DDK | 16 Mai 2018 | 1149 lecture(s)

RAFFOUR - Aménagement urbain

17 milliards de centimes partis en fumée !

La ville de Raffour, dans la commune de M’Chedallah, fait partie des régions où l’on constate une mauvaise planification des projets mais aussi le bâclage des travaux de réalisation d'ouvrages d'utilité publique. Dans bien des cas, les closes inclues dans les cahiers des charges ne sont pas exécutées telles que celles se référant à «la remise en l’état des lieux» auquel s'ajoutent les dépassements des délais. Le projet d'aménagement urbain dans cette petite ville, une des plus coquette de la daïra de M’Chedallah, a été financé avec une enveloppe de 17 milliards de centimes. Le dit projet a été exécuté en 2011 mais dans une anarchie totale. Cela à cause d'une forte pression exercée sur les autorités locales par les citoyens. En effet, la totalité des anciens ouvrages tels que les réseaux d'assainissement, de l'électricité, l'AEP qui enregistraient des avaries ont fait réagir à plusieurs reprises les citoyens par des mouvements de protestations, notamment après des épidémies de typhoïde dues au mélange de l'eau potable à celui de l'assainissement. Les doléances soulevées par les citoyens de cette localité concernent les chutes de câbles électriques et les longues ruptures de l'AEP. Aussi, cette opération d'aménagement urbain qui a été décidée en catastrophe pour calmer un tant soit peu une population révoltée, a été menée tambour battant mais dans une totale anarchie et surtout dans la précipitation. Car il a été procédé aux revêtements en goudron des rues et ruelles, la pose de pavés des trottoirs et bordures bien avant la réalisation des réseaux souterrains. Ce n'est qu'une fois que la plupart des rues ont été revêtues que l'on a entrepris la rénovation des réseaux vétustes, non sans épargner le bitume nouvellement posé. Actuellement, des avaries surgissent ça et là tant sur les anciens que les nouveaux réseaux souterrains. Il n'en demeure pas moins que le quartier qui a le plus souffert de ce bâclage est celui des 60 Logements dont les citoyens avaient refusé à une équipe de l'ADE d’entamer, la semaine dernière, une opération de raccordement de certains foyers sur le réseau de l'AEP.
O. S.

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