Par DDK | 13 Juin 2018 | 750 lecture(s)

M'Chedallah

Les étals de jouets inondent les places publiques

Décidément, en cette période de jeûne, tous les moyens sont bons pour s’en mettre plein les poches. C'est le cas des commerçants ambulants occasionnels, dont les étals poussent comme des champignons à travers toute la daïra de M’Chedallah, durant ce mois du carême. Ceux-ci proposant des friandises, des fruits et légumes, de multiples denrées alimentaires «maison», toute une variété d'herbes et plantes aromatiques… Mais depuis quelques jours, la plupart de ces commerçants se rabattent sur les effets vestimentaires pour enfants et les jouets. Ainsi, les places publiques au niveau de la région de M’Chedallah sont prises d'assaut par ces marchands, qui occupent tout espace, étalant, parfois, à même le sol toute une gamme de jouets avec des prix hallucinants. Le moins cher coûte pas moins de 200 DA, d’autres affichent jusqu’à 1 000 DA et plus, notamment les articles animés. Les plus futés proposent en même temps des tenues qui vont avec chaque jouet, telles que celle des militaires pour accompagner toutes sortes d'armes électriques en plastique, des blindés, des avions ou des navires militaires. Devant toute cette panoplie de jouets, il y a aussi une variété de masques de bandits qui vont avec des pistolets, des capes, comme celles du légendaire Zorro, cédé avec des épées, des chapeaux décorés d'une plume proposés avec arc et flèche, pour avoir une tenue à la Robin des bois, etc. Ce sont les étals qui attirent le plus de monde depuis le Ramadhan, notamment les enfants, inconscient de la saignée à laquelle ils confrontent leurs parents. Cet engouement provoque un effet d'entraînement et rares sont les parents qui refusent ces folies à leur progéniture, même si certains articles sont dangereux, comme les puissantes fusées, les arcs avec leurs flèches, les pistolets à pression dotés de balles en plastique assez dures… Tous ces jouets et tenues qui font le bonheur des enfants ne font que mettre à mal le budget des chefs de famille, déjà assez érodé par les dépenses du mois de Ramadhan.
Oulaid Soualah

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