Par DDK | 13 Juin 2018 | 948 lecture(s)

Hausse des prix des produits alimentaires

Le poulet de chair à 400 DA le kilo

Les prix de plusieurs produits de consommation n’ont cessé d’augmenter durant ce mois de ramadhan. Après les fruits et légumes qui ont connu une flambée spectaculaire à la veille du mois sacré et qui a caractérisé tout le mois de ramadhan, vient le tour de la viande blanche. En effet, le poulet, qui se vendait entre 350 et 370 DA le kilo aux premiers jours du ramadhan, vient d’atteindre le seuil des 400 DA. Cette flambée s’explique, selon plusieurs bouchers de la ville de Bouira, par le manque de produit sur le marché. «Nous ne sommes pas responsables de cette flambée. Nos fournisseurs disent que le poulet de chair manque cruellement en ce moment. Il faudrait attendre quelques semaines pour que le produit soit disponible en quantité sur le marché. Ce qui veut dire que les prix peuvent encore augmenter», a déclaré le propriétaire d’une boucherie du centre-ville. Cependant, comment peut-on justifier cette flambée, quand on sait que la wilaya de Bouira occupe le haut du classement national dans la production de la viande de volaille? La daïra de Lakhdaria, à elle seule, couvre plus de 10% des besoins nationaux en viande blanche. Ce renchérissement des viandes blanches risque de mettre à mal le porte feuilles des ménages, et les derniers jours du mois sacré s’avèrent très difficiles pour les familles à faibles revenus. «Acheter le poulet à 350 DA était déjà trop cher pour nous, que dire aujourd’hui avec 400 DA le kilo. C’est tout simplement exagéré. Tout le monde se plait à saigner les pauvres. Les pouvoirs publics ne font que constater sans réellement intervenir pour mettre de l’ordre dans ce circuit», souligne un citoyen. Le ministre du Commerce, lors de sa visite à Bouira, au début du ramadhan, a reconnu que le poulet, cédé à 370 DA le kilo, était déjà trop cher. A cela s’ajoute la hausse des prix des autres produits de consommation, comme les fruits et légumes. La situation est intenable. Les pères de famille vont devoir encore faire face dans peu de jours à la fête de l’Aïd El Fitr, qui, pour beaucoup, sera le coup de grâce. Ca sera «notre fête», dira un père de famille qui trouve encore, on ne sait comment, la force de plaisanter. Les viandes rouges sont inabordables même pour les ménages à moyens revenus. Les prix qu’ils affichent sont hors de portée. La viande bovine est affichée à plus de 1.300 da le kilo sur les marchés de la ville de Bouira.
Massinissa A.

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