Par DDK | 15 Juillet 2018 | 1436 lecture(s)

Marché - Il est cédé à 400 DA le kilo

Les prix du poulet flambent

Le prix du poulet a connu, ces deux dernières semaines, une importante hausse sur les différents marchés de la wilaya de Bouira. Vidé et emballé dans le strict respect de la commercialisation, les bouchers le proposent à 400 dinars le kilogramme en moyenne, soit une hausse de 80 dinars le kilo en l’espace de quelques jours. Pour ce qui est des raisons de cette hausse, de nombreux aviculteurs soutiennent que «cette augmentation est due au manque de l’offre par rapport à la demande». Pour un éleveur de volaille exerçant à El-Esnam, ce manque de production s’explique par la suspension momentanée de l’activité de l’élevage par de nombreux aviculteurs. Selon lui, ils ne sont pas nombreux à s’y risquer en cette période estivale de peur d'essuyer des pertes sèches. Une période de forte chaleur connue pour un recul de l’activité de l’élevage de poulets en raison du taux de mortalité élevé qu’enregistrent les aviculteurs. «En été, la demande sur ce produit est très forte mais l’offre n’est pas suffisante. Donc, loin de répondre à la forte demande exprimée. C’est bien connu, l’été c’est la période des fêtes et de forte consommation du poulet. Mais aussi la saison la moins propice pour l’élevage», a-t-il expliqué. Ce dernier estime que la filière baigne dans une anarchie totale et surtout polluée par l’informel. Selon le même éleveur, à certaines périodes de l’année comme l’hiver, les aviculteurs se comptent par centaines mais en d’autres, leur nombre chutent drastiquement, notamment en été. Ce qui expliquerait ce décalage entre l’offre et la demande et la fluctuation des prix. La production de la volaille répond à des critères biens définis, mais la plupart des producteurs privés ne les remplissent pas. Il s’agit de réunir certains critères, à savoir la climatisation, l’aération, l’éclairage, l’aliment et l’hygiène sur les sites de production. Il faut préciser que l’augmentation des prix concerne également le poulet vendu en rôtisserie dont le prix, qui ne dépassait pas les 500 DA, est remonté à 700 DA pour un poulet de plus d’un kilo. Au niveau des différentes communes limitrophes, dont Bechloul, El-Hachimia et l’ex-Palestro, le poulet vidé et emballé est cédé à 430 dinars le kilo, soit 30 dinars de plus par rapport au chef-lieu de wilaya. Le portefeuille du consommateur va chauffer car pris dans cette spirale de hausse des prix tous azimuts. Surtout si l’on sait que la bourse des ménages a été saignée à blanc durant tout le mois de Ramdhan dernier, puis durant les fêtes de l’Aïd, en raison des prix trop élevés affichés cette année, notamment ceux des fruits et légumes. Les ménages n’auront décidément pas de répit, particulièrement ceux à moyens et faibles revenus dont la plupart sont obligés de se passer de la viande de poulet et de nombreux produits en raison de leur cherté.
A. C.

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